•
Updated 18 days ago
Le Royaume Pharaonique de Namereth occupe tout l’Ouest du Continent de Khepra, le Continent du Sphinx. Avec près de 690 000 km², il est le troisième plus grand pays du monde et le second du continent, un immense territoire dominé par les dunes, les plateaux rocheux et les plaines limoneuses nourries par ses fleuves mythiques. Son climat est majoritairement désertique, mais sa géographie s’avère bien plus variée qu’on ne le croit.
Au Nord : Zambari et le Bassin du Netjeru
La frontière nord est délimitée par le Netjeru, le plus grand fleuve du pays, dont les affluents serpentent jusqu’aux Monts An. Ces montagnes marquent un point stratégique majeur : la triple frontière Namereth–Zambari–Kadeshar.
À l’Est : Kadeshar et les massifs centraux
La frontière avec Kadeshar suit presque parfaitement un méridien, divisant le continent en deux dans un axe nord–sud. Elle traverse successivement :
jusqu’à atteindre l’Oasis de Khonsou, au sud, où s’établit une deuxième triple frontière entre Namereth, Kadeshar et Qal’Hara.
Au Sud : Qal’Hara et le fleuve Iouma
Depuis l’Oasis de Khonsou, la frontière remonte vers la côte en suivant le fleuve Iouma, qui marque la séparation naturelle avec les Emirats de Qal’Hara.
À l’Ouest : l’Océan du Ponant
Toute la façade occidentale du pays est tournée vers l’immense Océan du Ponant, berceau de ports anciens et de comptoirs commerciaux battus par les vents.

Les Monts Sinaï : l’épine dorsale du Royaume
La chaîne des Monts Sinaï traverse Namereth d’est en ouest, séparant le pays en deux régions aussi distinctes que symboliques :
La Péninsule d’Ebva : le sanctuaire vert du Ponant
À l’extrême nord-ouest, Namereth possède la péninsule d’Ebva, une région tempérée aux forêts décidues surprenamment fertiles.
Cette singularité climatique est due à la douceur des courants marins du Ponant, qui humidifient et tempèrent la côte, un contraste saisissant avec les déserts intérieurs.

La population namerethienne, estimée à 116 millions d’habitants, vit presque entièrement le long des fleuves nourriciers du pays.
● Le Netjeru, Le Grand Fleuve
Fleuve royal et central, considéré comme l’âme même de Namereth.
Chaque année, il déborde et dépose un limon noir, sacré et fertile, permettant des récoltes exceptionnelles.
Ses crues, vues comme des présages divins, donnent lieu à des fêtes rituelles célébrées à l’échelle nationale.
● L’Hemuset, La Douce
Affluent sud du Netjeru, dont le débit constant apporte un limon fin et fertile.
Ses vallées se couvrent de vergers, de vignes et de jardins.
Fleuve sacré pour les femmes, guérisseuses, sages-femmes et poétesses, il est associé à Bastet et Hathor.
Une croyance ancienne prétend que se baigner dans l’Hemuset sous la lune assure la fertilité pour l’année à venir.
● Le Sekht, Le Brûlant
Affluent oriental, né en territoire kadeshari, il traverse des nécropoles anciennes et d’anciens bastions militaires surveillant l’éternel rival de l’est.
Ses rives portent les temples de Sobek et Horus.
La famille de Seth, qui ne possède pas de temple officiel, affirme que les eaux torrides du Sekht renforcent le corps et l’âme.
● Le Iouma, Le Sudiste
Fleuve le plus méridional, pauvre en limon, aux eaux rares et précieuses.
Essentiel aux caravanes marchandes qui traversent le sud désertique pour se ravitailler.
● Le Ioterou, La Grande Rivière de la Nuit
Située juste au sud des Monts Sinaï, le Ioterou est un fleuve aussi fertile que mystérieux.
Très peu cultivé, car entièrement dédié au culte funéraire, il est considéré comme la voie permettant de rejoindre le monde des morts.
Ses rives abritent :
Le territoire est parsemé d’innombrables oasis, véritables perles de vie dans la mer de sable.
Certaines, jadis prospères, sont aujourd’hui asséchées ou réduites à des ruines, symboles poignants de la fragilité de la vie dans le désert.

Khepraset, le Cœur Solaire du Royaume
Capitale millénaire de Namereth, Khepraset s’élève sur les rives centrales du Netjeru, là où le fleuve achève sa descente avant d’entamer son vaste delta. Construite en pierre ocre et en calcaire blanc, elle est surnommée la Cité des Deux Soleils : l’un est Râ, dont le Grand Temple domine l’horizon, et l’autre est le Pharaon, rayonnant depuis son palais, le Per-Ahâ.
Khepraset incarne l’ordre, la lumière et la continuité divine de Namereth.
Iunu, La Cité des Constellations
Ville de savoir, de magie et d’étude, Iunu est bâtie à flanc de plateau sur la Rive des Vivants, au nord des Monts Sinaï. Dédicacée à Thot, dieu de la connaissance, elle est reconnue comme le plus grand centre intellectuel du continent.
Iunu est la lumière intellectuelle du royaume, le lieu où les dieux chuchotent aux mortels.
Per-Sobek, L’Écaille du Nord
Plus grande ville du royaume, Per-Sobek domine le début du delta du Netjeru, proche de la frontière avec Zambari.
Cité immense et vibrante, elle est construite autour d’un réseau inextricable de canaux, docks fluviaux, entrepôts et districts militaires.
Per-Sobek est la gueule du fleuve, là où prospérité et puissance coulent de concert.*
Nubret, La Cité des Voiles Funéraires
Située sur les rives du Ioterou, la rivière sacrée des morts, Nubret est la capitale funéraire de Namereth.
Creusée entre les sables du Desheret et les premières falaises rocheuses du Sinaï, elle est entièrement tournée vers le culte des ancêtres, la préservation de la mémoire et les rites funéraires.
Nubret est la porte de l’éternité, où les vivants se tiennent en respect devant l’infini.
Meneb-Sutekh, La Forteresse du Sinaï
Campée sur les pentes orientales des Monts Sinaï, Meneb-Sutekh est la cité la plus martiale de Namereth.
Construite en pierre rouge, elle semble fusionnée avec les falaises, gardant les passes contre Kadeshar.
Meneb-Sutekh est la main de fer de Namereth, forgée par le sable, le vent et le conflit.
Aakhpet, La Perle d’Ebva
Nichée dans la verdoyante péninsule d’Ebva, Aakhpet est une cité étonnamment fertile, entourée de forêts décidues, de champs et de vergers.
Sa position sur la côte de l’Océan du Ponant lui donne un climat doux, rare dans le royaume.
Aakhpet est le souffle vivant de Namereth, la promesse de douceur au bord du désert.
La fondation de Namereth est indissociable d’un nom qui dépasse l’Histoire elle-même : Ramsès le Grand, Roi des Rois, Premier des Douze Souverains Étoilés. Né dans un âge de ruines et de royaumes morcelés, il fut moins l’architecte d’un empire par la conquête que le créateur d’un ordre durable. En unifiant les Hauts et Bas Namereth, il posa les bases de l’Empire du Roseau, dont les frontières, les lois et les structures spirituelles demeurent aujourd’hui encore presque inchangées. Les récits de ses guerres sont innombrables et largement documentés ailleurs, mais ce qui fit de Ramsès une figure unique ne fut pas tant la victoire que la manière dont il transforma le pouvoir : il lia à jamais le trône à la Maât, fit du Pharaon un garant de l’équilibre cosmique, et imposa l’idée que gouverner revenait d’abord à protéger. Sous son influence, le royaume adopta une vision cyclique du temps, de la mort et de la légitimité. Ramsès institua les grands pactes entre le trône et l’Ennéade, établit les deux Vizirats pour équilibrer autorité civile et contrôle militaire, et fixa les fondations religieuses qui permirent à Namereth de survivre à sa propre grandeur. Les prêtres le dirent proche des dieux, mais lui-même refusa la divinisation totale, laissant derrière lui non un culte personnel, mais un modèle de souveraineté auquel tous ses successeurs furent comparés et presque tous jugés insuffisants. Son ombre devint une mesure du pouvoir, un fardeau autant qu’un idéal, donnant naissance à son dernier titre : le Désespoir, non pour ses ennemis, mais pour ceux qui vinrent après lui.

Les millénaires suivants virent se succéder vingt-cinq dynasties, près de dix mille ans d’histoire continue, ponctués de règnes brillants et d’époques obscures. Namereth connut des âges d’expansion, de stagnation et de réformes, mais jamais d’effondrement total. La rivalité avec l’Empire princier de Kadeshar s’enracina dès les premières dynasties, nourrie par des visions du monde incompatibles : là où Namereth privilégiait l’ordre, la permanence et la Maât, Kadeshar exaltait l’innovation, l’ambition et la volonté individuelle. Cette opposition donna naissance à des guerres répétées, rarement décisives, mais toujours structurantes, forgeant une relation faite de conflits ouverts, de paix armées et de respect contraint.
Au fil des siècles, le pouvoir du Pharaon dut composer avec celui des Grandes Familles de l’Ennéade, dont l’influence religieuse, magique et militaire ne cessa de croître. Des périodes entières furent marquées par des affrontements internes, des schismes théologiques, et des luttes ouvertes entre le trône et les temples. Certains Pharaons tentèrent de briser cette puissance sacrée, d’autres s’y soumirent, et quelques-uns cherchèrent un équilibre fragile. L’ouverture du trône à des souverains non-humains, Elfes, Sphynx, Girtablilus ou Génikins, témoigna de cette recherche constante de légitimité transcendante, parfois salvatrice, parfois désastreuse.
Il y a trois siècles, l’apparition soudaine du Labyrinthe des Vœux, à la frontière entre Namereth et Kadeshar, marqua un tournant majeur. Aucun rituel ne l’avait annoncé, aucun dieu n’en revendiqua immédiatement la création, et pourtant ses effets furent immenses. Source de richesses, de savoirs interdits, d’artefacts anciens et de bouleversements politiques, le Labyrinthe transforma profondément l’équilibre régional. Namereth, par sa stabilité institutionnelle et son ancienneté religieuse, sut rapidement exploiter ses retombées, tout comme Kadeshar. Ensemble, rivaux éternels, ils devinrent les principaux bénéficiaires de cette anomalie cosmique.
Aujourd’hui, le Royaume Pharaonique de Namereth connaît une période de stabilité rare. Certains érudits et prêtres n’hésitent pas à parler d’un second âge d’or, porté par la prospérité issue du Labyrinthe, le renforcement des institutions, et une Pharaonne déterminée à restaurer l’autorité du trône. Pourtant, sous cette apparente harmonie, demeurent les tensions anciennes : l’ombre de Ramsès plane toujours sur le pouvoir, les Grandes Familles n’ont jamais été aussi riches ni aussi armées, et nul ne peut affirmer que les dons du Labyrinthe ne dissimulent pas, à terme, un prix que même la Maât ne saurait équilibrer.
La spiritualité nametienne est l’un des socles les plus anciens du continent de Khepra.
Dans le Royaume Pharaonique de Namereth, la religion n’est pas un simple ensemble de croyances : c’est un système social, politique, culturel et cosmique.
Le pouvoir du Pharaon, les lois, les rites, les guerres et même l’agriculture sont gouvernés par les dieux et leurs représentants.
L’Ennéade : Les Neuf Trônes Divins
Au cœur de la religion nametienne se trouve l’Ennéade, un cercle de neuf divinités majeures, chacune représentée par une Grande Famille Sacrée.
Ces lignées, anciennes de plusieurs millénaires, portent le nom de leur dieu tutélaire et dirigent un temple majeur, avec une influence parfois équivalente, voire supérieure, à celle du Pharaon.
Les Familles Sacrées se partagent le pouvoir, souvent harmonieusement, parfois violemment.
Dans l’histoire, plusieurs conflits religieux majeurs ont opposé le Trône Solaire aux lignées divines, entraînant famines, schismes et guerres civiles.
Aujourd’hui, un fragile équilibre maintient la stabilité du pays, mais chacun sait que l’harmonie sacrée peut basculer au moindre désaccord.

Les Neuf Divinités Majeures sont :
1. Râ / Atoum-Râ, Seigneur du Soleil et du Cycle
Dieu prééminent de Namereth, source de la lumière, de la chaleur et de la légitimité royale.
Le Pharaon est considéré comme son enfant et son représentant vivant.
La Famille de Râ est, historiquement, la plus puissante.
Ses temples contrôlent le calendrier, les rites saisonniers et l’interprétation des crues du Netjeru.
2. Shou, Maître de l’Air et du Souffle
Dieu des vents, de la respiration et des espaces célestes.
Ses prêtres surveillent les tempêtes dans le Sinaï et interprètent les phénomènes météorologiques comme des messages divins.
3. Tefnout, Dame de l’Humidité et des Pluies
Déesse rare mais essentielle, elle incarne la rosée, la vapeur et la pluviométrie précieuse dans un pays désertique.
Ses sanctuaires sont souvent associés à des sources sacrées ou des oasis protégées.
4. Geb, Le Sol Fertile et le Corps de la Terre
Dieu de la terre elle-même.
Les agriculteurs jurent par lui, et les architectes lui rendent hommage avant de poser une première pierre.
La Famille Geb est connue pour ses vastes propriétés agricoles et ses rites de fertilisation des sols.
5. Nout, La Voûte Céleste et la Nuit Étoilée
Déesse-mère du ciel, avalant le soleil chaque soir et le mettant au monde chaque matin.
Les prêtres de Nout jouent un rôle essentiel dans les rites funéraires, car elle accueille les morts avant leur passage vers la Douât.
6. Osiris, Seigneur des Morts et de la Renaissance
Dieu de la régénération, du jugement et de l’éternité.
La Famille Osiris domine les rites funéraires, les nécropoles, et les sanctuaires du Ioterou.
7. Isis, Dame de la Magie et des Secrets
Déesse de la maternité, de la protection et des arcanes divins.
Ses prêtresses sont parmi les plus craintes et respectées : elles gardent les secrets royaux, les malédictions sacrées et les héritages spirituels.
8. Seth, Le Chaos, les Tempêtes et la Force Brutale
Divinité redoutée et utile.
Seth n’est pas considéré comme « maléfique » : il incarne le chaos nécessaire, la force brute, la guerre, la tempête, l’agressivité maîtrisée.
Sa Famille est puissante mais controversée.
Les rois guerriers proviennent souvent de cette lignée.
9. Nephtys, Gardienne des Voyageurs, Protectrice du Netjeru
Déesse de la protection, des frontières et des passages entre les mondes.
Elle veille sur le fleuve Netjeru et sur les migrations.
Les prêtres de Nephtys sont souvent médiateurs entre les Familles Sacrées.
Certaines divinités sont fondamentales dans la vie quotidienne, mais leurs familles n’ont pas vocation au pouvoir politique.
Bastet, Douce Gardienne des Foyers
Protectrice des femmes, des enfants, des guérisons et de la justice douce.
Très vénérée dans le sud ; ses prêtresses servent aussi de juges et de conseillères.
Hathor, Joie, Beauté et Amour
Déesse de la fête, des arts, de la danse et du vin.
Son culte est très populaire chez les artistes, les musiciens, les prêtresses-poétesses.
Seul aspect vénéré de Sekhmet, sa forme pacifiée.
Anubis, Gardien des Âmes
Dieu des embaumeurs, protecteur des défunts, guide des morts.
Ses temples ont la charge de la momification, de la préparation des âmes et des rites nocturnes.
Bes et Taouret, Protecteurs du Foyer et des Naissances
Bes est un dieu nain jovial et protecteur, tandis que Taouret est la matrone hippopotame veillant sur les accouchements.
Tous deux sont omniprésents dans les foyers, mais peu dans les institutions.
Thot, Savoir, Écriture, Apprentissage
Dieu des scribes, des mages érudits, du calcul et des lois.
Il est central à la structure intellectuelle du pays, mais politiquement neutre.
A ne pas confondre avec Khonsou, dieu de la Lune et du Temps.
Sekhmet, Destruction, Vengeance, Fléaux
Déesse dangereuse.
Son culte est proscrit dans la plupart des villes : quiconque prie Sekhmet ouvertement est considéré comme une menace.
On craint ses colères bien plus qu’on ne lui rend hommage.
Maât, Ordre Cosmique et Justice Véritable
Plus qu’une déesse, Maât est un principe universel : l’équilibre du monde, la vérité, la justice, la mesure.
Chaque Nametien, du plus humble paysan au Pharaon, doit vivre « dans la Maât ».
La transgression de Maât est vue comme un crime contre l’univers lui-même.
Pour les Nametiens, la Douât n’est pas un simple au-delà : c’est un paysage sacré que l’on traverse à la mort, mais que l’on peut aussi effleurer dans les rêves, les transes, la magie ou la folie prophétique.
La Douât est un monde gigantesque, composé de couches, régions, cités, déserts, fleuves, labyrinthes et royaumes d’esprits.
Chaque âme doit franchir 12 Portes Sacrées, chacune gardée par une entité dangereuse : démons, esprits, dieux mineurs.
Pour survivre, le mort doit réciter des formules sacrées.
Ces formules sont consignées dans le Livre des Morts, toujours enterré avec le défunt.
Ne pas connaître ces formules, c’est risquer d’être perdu à jamais dans les Ombres.
Les fresques funéraires décrivent des centaines de lieux, dont :
Peu d’âmes atteignent l’Ialou : la Traversée est semée de pièges, et les impurs sont dévorés par Ammit ou condamnés à errer.
Prêtres de la Douât
Ce sont les religieux les plus redoutés.
Affiliés à Anubis, Osiris, Isis ou Thot, ils pratiquent :
Ils préparent les mourants, apaisent les esprits, surveillent les tombes sacrées et maintiennent les barrières entre les mondes.
Certains de ces mystiques traversent volontairement les déserts pour se plonger dans des états de mort temporaire.
On les appelle les Pèlerins de la Nuit :

Le pouvoir temporel est officiellement centré sur le Pharaon, monarque sacré et pivot de l’ordre cosmique. En pratique, le gouvernement repose sur un triangle de pouvoir : Pharaon + Vizir Noir + Vizir Rouge.
Le Pharaon
Les pharaons sont une lignée longue et extrêmement ancienne.
Les chiffres historiques
Répartition par sexe
80 % hommes
20 % femmes (mais leur règne est souvent marqué par des réformes majeures)
Répartition par espèce
Les Nametiens ont traditionnellement une origine humaine, mais le trône fut ouvert au sang divin ou surnaturel lorsque les prêtres voulurent renforcer la nature sacrée de la royauté.
Parmi les 129 pharaons non-humains :
Pharaonne actuelle
35e souveraine de la 25e dynastie.
Issue d’une lignée mixte, elle règne depuis 18ans.
Son règne est décrit comme centralisateur, avec un retour du pouvoir royal face aux grandes familles.

Chaque vizir contrôle la moitié administrative de l’empire, héritier de l’antique division entre Kemet (Nord fertile) et Desheret (Sud aride).
⚫ Vizir du Haut Namereth (Vizir Noir)
Responsable de :
C’est historiquement le vizir le plus populaire.
🔴 Vizir du Bas Namereth (Vizir Rouge)
Responsable de :
Le Vizir Rouge est souvent un mage, prêtre ou militaire d’exception.
« Les familles sacrées ne gouvernent pas… mais rien ne peut se gouverner sans elles. »
Le pouvoir religieux repose sur les Neuf Grandes Familles, chacune représentant l’un des dieux de l’Ennéade.
Elles dirigent :
Une puissance comparable à l’État
Si Pharaon est la tête, les familles sont les veines, les artères… et parfois les dents.
Elles possèdent :
Conflits permanents
L’histoire de Namereth est ponctuée de :
Aujourd’hui, un équilibre instable existe, une « paix sacrée » obtenue par des pactes millénaires et une surveillance mutuelle.
Le système politique nametien ne peut être réduit à une simple monarchie absolue. Il repose sur une tension permanente entre trois pôles de pouvoir : le Pharaon, les Vizirs et les Grandes Familles de l’Ennéade. Le Pharaon incarne l’autorité légitime et sacrée, garant de la Maât et intermédiaire entre les dieux et le peuple. Les Vizirs, Noir et Rouge, assurent quant à eux la gestion concrète du royaume : administration, finances, agriculture, armée, sécurité des frontières et contrôle des phénomènes surnaturels. Enfin, les Grandes Familles Sacrées concentrent une puissance spirituelle, magique et populaire considérable, nourrie par la foi du peuple, les ressources de leurs temples et l’influence qu’elles exercent depuis des millénaires.
Ces trois forces sont indissociables. Aucune ne peut gouverner seule sans provoquer l’effondrement de l’ordre établi. Un Pharaon trop autoritaire risque de déclencher des guerres religieuses ouvertes ; des Vizirs trop puissants peuvent affaiblir la légitimité du trône ; des Familles laissées sans contrôle transforment la foi en instrument de domination. L’histoire de Namereth montre que l’équilibre n’est jamais acquis : il se maintient par des compromis fragiles, des mariages politiques, des concessions rituelles et, parfois, par la violence sacrée. Une maxime ancienne résume cette réalité : le royaume repose sur trois colonnes ; si l’une cède, les deux autres s’effondrent.
À l’époque actuelle, cet équilibre millénaire est de nouveau mis à l’épreuve. La Pharaonne régnante, Nefertari VII, trente-cinquième souveraine de la vingt-cinquième dynastie, mène une politique de recentralisation du pouvoir royal, cherchant à restaurer l’autorité du trône face à l’influence croissante des Grandes Familles. Cette volonté se heurte à de fortes résistances, notamment de la part de certaines lignées sacrées qui voient dans ces réformes une menace directe à leurs privilèges ancestraux.
Le Vizir Noir, en charge du Haut Namereth, soutient publiquement cette entreprise, s’appuyant sur la prospérité agricole et commerciale du nord pour renforcer l’État central. À l’inverse, le Vizir Rouge, maître des armées et des affaires religieuses, entretient des relations ambiguës avec plusieurs temples majeurs, suscitant des rumeurs d’alliances secrètes et de luttes d’influence souterraines. Dans le Desheret, des troubles spirituels se multiplient autour des nécropoles et des anciennes cités funéraires, tandis que le Kemet, fort de sa richesse, commence à afficher des velléités d’autonomie économique.
À ces tensions internes s’ajoutent les menaces extérieures : la frontière orientale avec Kadeshar se durcit du à la présence de Myrrhalis, les escarmouches se multiplient, et certains temples exploitent cette instabilité pour renforcer leur emprise sur le peuple. Nombre de sages estiment que Namereth approche d’un nouvel âge charnière, où la foi, le trône et l’armée devront choisir entre coopération renouvelée… ou effondrement de l’ordre ancien.
Namereth est appelé l’Empire du Roseau non par poésie, mais par vérité. Comme le roseau, le royaume plie sous les tempêtes sans jamais rompre. Toute la culture nametienne s’est construite autour de cette idée fondamentale : la permanence par l’équilibre. Peuple du fleuve et du désert, les Nametiens vivent au rythme des crues du Netjeru et de ses affluents, organisant leurs semailles, leurs fêtes et même leurs guerres selon le cycle immuable des eaux. Là où d’autres nations cherchent à dominer leur environnement, Namereth l’accepte, le lit, et s’y adapte, génération après génération.
Les traditions y sont anciennes, parfois millénaires, et rarement remises en question. Les gestes du paysan, du scribe ou de l’embaumeur sont enseignés comme des héritages sacrés, transmis avec la même rigueur qu’un rituel religieux. Pourtant, cette rigidité apparente n’est pas synonyme d’oppression pour le peuple. Au contraire, elle offre une stabilité sociale profonde, si bien ancrée que même lors des pires crises politiques, guerres dynastiques, conflits entre Pharaon et Grandes Familles, schismes religieux, la vie quotidienne continue, protégée par des règles claires et des coutumes partagées.
Le cœur de cette stabilité porte un nom : la Maât. Plus qu’une loi, plus qu’une déesse, la Maât est une exigence morale universelle, à laquelle nul n’échappe. Du plus humble pêcheur au Pharaon lui-même, chacun est jugé non seulement sur ses actes, mais sur l’équilibre qu’il maintient autour de lui. Cette croyance profondément enracinée agit comme un rempart invisible contre l’effondrement social. Lorsque l’autorité centrale vacille, ce sont les anciens, les prêtres locaux et les magistrats qui prennent le relais, appliquant la Maât pour garantir la sécurité minimale du peuple. Ainsi, le brigandage et les pillages existent, nul ne prétend le contraire, mais ils restent contenus, bien moindres que sur d’autres continents où l’ordre dépend uniquement de la force des armes.
La société nametienne valorise la fonction plus que l’individu. Chacun est défini par son rôle dans l’équilibre général : cultiver, bâtir, consigner, protéger, prier. Cette vision n’écrase pas l’identité personnelle, mais l’inscrit dans une continuité plus vaste, où la mort elle-même n’est qu’un passage vers un autre devoir. Les morts ne quittent jamais vraiment la société ; ils la prolongent. Les ancêtres sont honorés, consultés, parfois invoqués, et leurs tombes font partie intégrante du paysage culturel, rappelant à chacun que toute vie s’inscrit dans une chaîne ininterrompue.
Enfin, malgré son ancienneté et son conservatisme apparent, Namereth n’est pas un royaume figé. Les influences étrangères, les découvertes issues du Labyrinthe des Vœux, et les contacts avec Kadeshar et les autres puissances du continent ont lentement fait évoluer les mentalités. Mais ces changements sont toujours filtrés, adaptés, intégrés sans jamais rompre l’équilibre fondamental. Car pour un Nametien, le progrès n’a de valeur que s’il respecte la Maât. Tout le reste, richesse, pouvoir, gloire, n’est que sable destiné à être emporté par la prochaine crue.


Empire Pharaonique
116M habitants
6 900k km²
Khepraset
Désertique
le Roseau
le Lapis-Lazuli
Namereth, le Royaume des 9 Vérités
Alliance
Zambari, la Balance des Mondes

Namereth, le Royaume des 9 Vérités
Empires Rivaux
Kadeshar, l'Empire sous la grâce des Etoiles

Namereth, le Royaume des 9 Vérités
Neutre
Qal'hara, les Citées du Commerce

Namereth, le Royaume des 9 Vérités
Pays de
Khepra, l'Origine de la Civilisation

Namereth, le Royaume des 9 Vérités
Pharaonne Actuelle
Nefertari VII, la Brillante

Namereth, le Royaume des 9 Vérités
Fondateur
Ramsès le Grand, le Roi des Rois

Informations générales
Namereth
Namereth, le Royaume des 9 Vérités

Namereth, le Royaume des 9 Vérités
Vizir Noir
Inaya, Vizir Noir

Namereth, le Royaume des 9 Vérités
Vizir Rouge
Amonir, Vizir Rouge
