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Updated 26 days ago
Aujourd’hui, quand on parle de Myrrhalis, on pense généralement à la ville et à toute la région qui l’entoure. Devenue cité-État indépendante et officiellement reconnue, elle souffre aujourd’hui de son propre succès : depuis plus d’un siècle, la population augmente sans que le niveau de vie ne suive vraiment.
Environ tous les dix ans (parfois tous les cinq en cas de gros afflux de population), la ville renégocie avec le Kadeshar et le Namereth une extension de territoire. Officiellement zone neutre pour les deux États, le désert reste assez inhospitalier pour que ces arrangements se fassent sans trop de difficultés… du moins pour l’instant. Les contreparties sont souvent des tarifs préférentiels ou des exemptions commerciales, sans lequelles la ville aurait bien du mal à s'approvisioner en ressources.
Si l’Oasis originelle a permis l’installation des premiers arrivants, elle s'est révélée rapidement insuffisante pour soutenir une population de plus en plus importante . Rapidement, un réseau de canaux fût creusé à la force des bras (et à coup de magie élémentaire) afin d’irriguer les alentours, permettant un début d’agriculture permanente. Grâce à cela, de nombreuses oasis secondaires parsèment aujourd'hui le paysage et servent de points de repos pour les voyageurs. Au fil du temps, les canaux se sont peu à peu éclipsés, remplacés par de grands aqueducs quadrillant la région, gardés en permanence par des équipes dédiées.
Un réseau de routes quadrille la région, complété par un système de relais permettant un transport rapide des biens et des personnes aux 4 coins. Si ces routes ne sont pas toutes pavées, elles demeurent tout de même très bien entretenues. Des postes de surveillance sont disséminés sur tout le territoire, assurant un relais rapide des informations.
Le climat de la zone reste désertique, mais pas insurmontable. La chaleur extrême du désert semble en partie modérée par les vents soufflant quasiment en permanence, et la température descend rarement en dessous des 10 degrés la nuit. Les pluies sont rares, et la neige inexistante. Il n’est pas rare de voir quelques napes de brouillard se former en ville ou aux alentours des Oasis.
Un voyageur lambda à pied mettra un peu moins d'une journée pour parcourir la distance entre un des postes frontières et la ville en elle-même. En passant la frontière depuis le Kadeshar ou le Namereth, il devra s'acquitter d'un droit de passage et décliner ses intentions. Souvent symbolique, cet impôt est plus là pour tenir un registre des habitants et des voyageurs plutôt que pour une vraie levée de fond (les places sont chères en ville). Il est cependant devenu une part non négligeable des revenus fiscaux de la région au cours des dernières décennies. Certaines catégories de population pouvant s'offrir un justificatif de domicile en sont exemptées.
Après un long trajet dans le désert, entrecoupé d’arrêts aux oasis-relais, on finit par apercevoir les remparts de la ville.
"Vous auriez pas une pièce? Non? Bah bienvenue au club..."
Avant de pouvoir entrer dans la ville en elle-même, il faut traverser une longue série de quartiers démunis. Construits à la hâte par les autorités entre les 4 grandes avenues menant aux portes, ils sont un témoignage difficile qu'une majorité des personnes cherchant un avenir meilleur en ce lieu n'y arrivent tout simplement pas.
Plus on se rapproche des murs, plus certains de ces quartiers sont cependant relativement bien équipés. Ils constituent une première approche bon marchée à ceux qui souhaitent s'établir sur ces terres en partant d'en bas; cela reste loin du grand luxe, et le crime y reste aussi élevé que dans le reste des quartiers pauvres, mais au moins certaines chambres sont chauffées et l'eau et relativement propre à la consommation.
"Je voulais une nouvelle armure et je suis sorti avec une arme, sans mon armure. Ni chemise d'ailleurs... Ils sont forts..."
La première muraille traversée est aussi la plus récente. Terminée il y a à peine 20 ans, elle marque la vraie limite urbaine de Myrrhalis. Elle n'est cependant pas la plus imposante ; construite relativement rapidement, elle est venue en réponse à l'expansion rapide de la ville durant le dernier siècle, avant que l'administration n'abandonne tout simplement l'idée de protéger tout le monde. Elle n'est néammoins pas dénuée de protection, et demeure la seconde plus militarisée de toute la ville.
Une mauvaise langue aura tendance à dire que les quartiers de la Ceinture de l'Espoir ne sont pas vraiment mieux que les quartiers pauvres en dehors. Un observateur renseigné lui répondra que c'était peut-être le cas 50 ans auparavant, mais depuis la construction de la muraille extérieure, elle est devenue le cœur économique de la ville. Grâce au nouveau niveau de protection, la majorité des commerces et de l'activité industrielle s'est déplacée dans ces espaces anciennement occupés par les quartiers pauvres, profitant de coûts terriens peu élevés.
Cette ceinture regroupe la plus grande concentration de population de la ville, devant les quartiers pauvres.
Vous serez à votre aise si vous cherchez :
Si vous souhaitez un bien particulier, grandes chances de le trouver ici. Les logements permanent sont cependant hors de prix.
"Si tous les premiers venus étaient à notre niveau, a qui ferions nous l'aumône? Qui irait se battre dans le Labyrinthe? Moi je dis, chacun à sa place et les rues resteront propres."
Contrairement à son nom, nombreux sont ceux qui ne vivront jamais au delà des portes de la deuxième enceinte. Construite durant le deuxième siècle, elle est aujourd'hui la plus imposante des 4, issue d'une période de relative constance dans la population de la ville. Pensée pour être la vraie muraille extérieure, elle s'est vite retrouvée obsolète durant les décennies suivant sa construction devant l'urbanisation incontrôlée. Dominant la ville, elle est aujourd'hui quasiment désarmée, mis à part quelques armements lourds pour dissuader les plus grosses menaces. Elle peut cependant être rééquipée en quelques jours si besoin. Pour une plus grande sécurité, elle est désaxée par rapport aux 2 autres de 45°.
La Ceinture du Peuple est le premier vrai contraste en termes de niveau de vie et de qualité de construction que l'on rencontre. Les rues parfaitement pavées déroulent magasins de luxes, habitations imposantes et loisirs aux offres exotiques et démsurées. En somme, ce sont les quartiers les plus riches de la ville.
On y trouve comme points notables:
Si on retrouve dans cette zone quelques aventuriers ayant réussis dans le labyrinthe, la vaste majorité est composée de riches familles présentes en ville depuis des décénies, voir plus. Quelques zones pouvant être converties en lieux de stockage et d'habitations en temps de siège ponctuent le paysage ça et là.
Afin d'éviter un flux trop important de personnes peu recommandables désirant se rendre dans le Labyrinthe, un système de passerelles et de souterrains relie directement la Ceinture de l'Espoir au Quartier central sans passer par les rues intermédiaires.
Le Quartier Central? Petit c'est là où tout commence et où tout s'arrête. A toi de voir de quel côté tu te trouves. Souviens-toi juste d'une chose : le côté pointu, c'est vers l'adversaire.
La troisième muraille est la plus ancienne et la plus petite de la ville. C'est également la plus défendue et, contrairement aux 2 autres, doublée afin de permettre une défense autant de l'extérieur que de l'intérieur. Son objectif est simple : servir de dernier rempart de protection contre les attaques, mais aussi de barrière de confinement en cas d'invasion venant du labyrinthe.
Ce quartier est le plus petit de la ville, mais aussi le plus important. Ancien site de la fondation de la citée, il n'y reste aujourd'hui quasiment plus aucune habitation ni trace des premiers bâtiments. C'est ici que l'on trouve:
Si les bâtiments principaux sont imposants, le reste du quartier conserve une architecture et un aspect relativement neutre et peu clinquant.
La politique, c'est comme une aventure : si t'es pas prêt, tu vas te retrouver à poil dans un caniveau avec un bras en moins. Et si t'as pas de chance, quelqu'un d'autre viendra se servir sur ton cadavre pour poursuivre sa carrière.
La vie et l'organisation de Myrrhalis est dictée par le Labyrinthe. Il est donc naturel que la politique s'organise autour d'individus familiers avec l'endroit et ses caprices.
Aujourd'hui, la ville est sous le joug officiel des 4 Factions, qui occupent la majorité du Conseil de l'Aube. Ce conseil se compose de 9 membres principaux :
Il existait à une époque passée un siège pour les aventuriers, mais il a été absorbé par l’Oeil du Monde.
Aucun membre déjà élus ne peut se présenter plus de 2 fois.
Le conseil se réunit une fois par mois pour prendre les grandes décisions, puis délègue l'exécution à toute une hiérarchie administrative répartie sur tout le territoire :
Etant donné la forte population d'aventuriers/mercenaires en ville, les lois ont tendance à être très strictes sur la violence et les troubles à l'ordre public. Une bagarre pouvant très vite dégénérer en émeute, les représentants de l'ordre appliquent souvent la tolérance 0 en cas de problème, et il n'est pas rare que certaines soirées agitées voient les prisons de la ville remplies de simples personnes laissées là pour dégriser ou se calmer. Avec bien sûre une amende proportionnée à l'acte.
"Moi je te le dis, les mecs du Rêve, ils sont bizarres. Parrait qu'ils peuvent de tuer juste en te regardant, et te maudir avec un simple geste. Faut pas se frotter à eux."
Comme toute citée état qui se respecte, Myrrhalis possède plusieurs organisations militaires et paramilitaires destinées à sa protection et au maintien de l'ordre.
Responsables de la sécurité et du maintien de l'ordre dans les campagnes et sur les routes, c'est à eux que l'on s'adresse en cas de problème en dehors de la ville. Etant financés principalement par les taxes aux frontière, leur équipement varie grandement au cours du temps ; résultat, de nombreux habitants des Oasis ont pris l'habitude de prélever leur propre impôt pour financer du meilleur matériel à leurs patrouilleurs locaux.
Ils fonctionnent en semi-autonomie, coordonnés en central par un Capitaine nommé pour 10 ans.
Force principale de police et de protection des quartiers de la ville, hormis le Quartier Central et le Quartier Administratif. Financée directement par les impôts des habitants, elle est dirigée par un Commissaire Principal et regroupe plusieurs corps de spécialisation, des équipes de frappes des quartiers pauvres aux investigateurs des zones les plus riches. Leur équipement se limite cependant à de l'anti émeute et au maintien de l'ordre. Il s'agit de la force la plus importante en ville, et chaque milicien peut être appelé au service en cas de levée de troupes.
Souvent amalgamée avec "La garde", il s'agit peu ou prou de l'armée régulière de Myrrhalis. Chargée de la défense de la ville, elle est aussi responsable de la protection du Quartier Administratif, et est appelée en renfort en cas d'altercation avec des aventuriers ou individus trop difficiles à maitriser par la milice. Son financement provient en grande partie des gains rapportés par les explorateurs du Labyrinthe. Elle est dirigée par un Général nommé pour 5 ans.
Cette garde militaire d'élite est uniquement dédiée à la protection du Quartier Central ainsi qu'à la garde du Labyrinthe. Financée en très grande partie par les 4 Factions, elle brouille les limites entre force militaire et armée privée.
Officiellement, elle est dirigée par un Commandant en rotation pour 1 an, et recrute principalement parmi d'anciens aventuriers familiers avec le Labyrinthe. C'est elle que l'on envoi récupérer les groupes en détresse (s'ils sont à jour dans leur cotisations), nettoyer les cadavres, et neutraliser les menaces internes au Labyrinthe. Ils sont également postés sur la muraille centrale et s'assurent de la protection de la Source et ses points vitaux.
"Vous avez 5 minutes à m'accorder pour discuter de notre sauveur à tous?"
Myrrhalis accorde une grande liberté de religion à ses habitants, représentée par l'imposant Quartier des Temples où se côtoient monuments ostentatoires et petits hôtels sans prétention. Il est en général assez facile d'avoir un permis pour établir un lieu de culte, si la population pratiquante est assez importante. Libertée ne veut cependant pas dire tolérence absolue; il n'est pas rare de voir certains cultes et divinités se voir refuser un lieu dédié, de part leur natures ouvertement maléfiques ou chaotiques.
A côté de cela, le prosélytisme et le prêche publique sont interdis. Toute tradition religieuse se doit d'être pratiquée en privée ou au sein des lieux autorisés. La ville reste marquée par de traumatisantes émeutes religieuses au court de son histoire, et préfère prendre les devants en matière de sécurité. Les fêtes religieuses sont autorisées, sous surveillance.
Deux bâtiments sortent du lot dans le quartier :