Bon, ça arrivera un peu tard. Mais il faut le recul nécessaire pour comprendre si on a raté quelque chose. Non, non, selon moi on n’a rien raté.
J’étais avec Hanna, une guérisseuse mais habile à la rapière, Mushu, un dragonnet curieux à la magie de soins et de renforcement, Sera, une magicienne timide et Eko que j’ai déjà croisé.
Nous avons été commandités par José -j’ai cru comprendre 4ièm du nom- pour chercher Patoulachi et Patoulacho, de petits mortels roux bedonnants gardes du corps tout aussi bedonnant de José.
Ils se seraient rendus à une clinique assez éloignée de la ville pour se faire agrandir l’épée. José a reçu une lettre de menace comme quoi prévenir les autorités leur serait délétère. M’enfin, nous sommes directement partis pour la clinique.
On la trouva assez rapidement, sommes entrés et avons commencé à nous mêler de ce qui ne nous regardais pas. L’équipe de médecins nous a attaqué, et nous avons répondu. C’était… vivifiant ! Voilà un moment que je ne m’étais pas défoulée ainsi !
Nous avons trouvé la forge pour le travail des épées mais aucun signe des rouquins. Il y avait cependant des traces de leur passage dans un registre. Au sous-sol se trouvait une captive dans une cage, mais peu m’importe, ce n’est pas notre objectif. Il y avait aussi une note évoquant « Zortul ».
Ce sous-sol était un passage dérobé qui conduisait dehors, nous avons suivit des traces bipèdes s’enfonçant dans le désert. Au bout de deux heures, nous sommes tombés sur une infirmière menant des incantateurs, ils conduisaient une bande de prisonniers avare d’épée longue.
Parmi eux se trouvait un Patou ! Lequel je ne sais plus. Le combat s’est engagé, et le Patou s’est attribué tout le mérite. Nous avons tout de même appréhendé un magicien. Il s’avère que c’est un cultiste dévoué au démon Zortul, et qu’ils attirent les mâles à la piètre estime d’eux-même en leur promettant l’épée la plus dure et la plus massive qui soit. Ils finissent sacrifiés à la gloire de Zortul.
Je trouve ça assez cocasse. Et j’ai envie de dire que si des gens se font avoir, là c’est de la pure sélection naturelle. Mais bon, on avait une mission donc je comptais en rire plus tard. Correction, j’en ri un peu sur le moment et en ai gardé pour plus tard !
Nous sommes rentrés à la clinique avec le prisonnier pour nous reposer et avons reprit la traque le lendemain, l’autre Patou était dans la seconde cachète des cultistes. Il serai sacrifié le soir donc il ne fallait pas trop trainer.
Après avoir un peu tourné en rond, nous avons trouvé leur repère, et un peu comme à la clinique, on a foncé tout droit. D’abord en interrompant une messe à Zortul, puis en refusant de rejoindre son culte face à leur chef. Pas question que je me remette au service d’un démon.
Le combat s’est avéré un peu ardu, les adversaires tapent fort, mais nous avons triomphé et avons libéré Patou prime. Patou raconta à Patou prime les évènements comme s’il y avait participé, et ils se sont cogné les bidons. Curieux.
De retour à Myrrhalis José était heureux comme tout et nous a payé. Je pense qu’il nous rappellera dès que ses gardes auront disparu suite à une publicité d'une succube armurière qui polit les masses d'arme.