Commandante des armées démoniaques de Ciemeries, Yrtariel vécu guerres, gloires et conquêtes. En étudiant une anomalie planaire, elle fut happée et retenue prisonnière par un Labyrinthe à la structure changeante. Elle y massacra toute chose refusant de se soumettre en cherchant une sortie. Mais en vain, elle y resta ce qui lui sembla être des semaines.²
Ses écailles craquant du sang coagulé de ses proies, la Marilith comprit que ni ses sens, ni son intellect ne lui seraient utiles ici. Elle considéra sa prison comme vivante, et laissa son ambition la guider. Des murmures s’élevèrent, accueillants, susurrant, prêts à exaucer. Elle souhaitât.
Elle souhaitât s'affranchir de tout maître, de toute contrainte la liant aux Royaumes Félons. Aucun Dieu, aucune force ne dicterai son destin à part elle même.
Un vent chaud balayait ses cheveux. Elle ouvrit les yeux. Une voute céleste azure la toisait, son corps ophidien enfouit sous le sable brûlant. Relaxée, elle s’émergea et sentit l’absence du péché de l’Orgueil qui la caractérisait jusqu’alors. Sa carrure, sa force, et ses pouvoirs démoniaques simultanément disparus. Quatre de ses bras ne sont plus qu’un écho de ce qu’ils étaient, mais une étincelle divine s’est éveillée en son âme.
Yrtariel inspira, sentit son potentiel. Oui, affranchie d’une vie vide de sens dans les Abysses, un pouvoir naissant plus grand encore l’habite à présent, et la liberté de choisir ce qu’elle en fera. Elle expira et sourit.
Étrangère à ce désert, elle voyagea de nuit, les températures plus avenantes. Elle rencontra des mortels étudiant les points blancs brillants constellant le firmament.
Yrtariel les suivit et découvrit la cité de Nashatar. Elle y vécu quelques années, se familiarisant ainsi avec ces sociétés trouvées très codifiées comparé à sa longue vie dans les Abysses.
Mais on ne change jamais vraiment. Passant pour une créature ophidienne, sa nature démoniaque, elle, restait inchangée. Son sang appela le sang, la violence, et l'odeur du carnage lui manqua. Afin de concilier l'utile à l'agréable, elle devint un médecin de guerre, pour être témoin des horreurs des conflits.
La Marilith renégate adorait errer dans les champs de batailles après une offensive, les mains suppliantes des mortels agonisant tendues vers elle la comblait de joie.
Sa plus grande terreur est de retomber nez à nez avec le blason, un étendard, ou pire encore, une troupe de Ciemeries. Elle n'a aucune envie de servir son ancien maître.
____________________________

Yrtariel par Red's RPG Characters
Il met à disposition des illustrations et token VTT gratuitement pour les campagnes de TTRPG!
Bon, ça arrivera un peu tard. Mais il faut le recul nécessaire pour comprendre si on a raté quelque chose. Non, non, selon moi on n’a rien raté.
J’étais avec Hanna, une guérisseuse mais habile à la rapière, Mushu, un dragonnet curieux à la magie de soins et de renforcement, Sera, une magicienne timide et Eko que j’ai déjà croisé.
Nous avons été commandités par José -j’ai cru comprendre 4ièm du nom- pour chercher Patoulachi et Patoulacho, de petits mortels roux bedonnants gardes du corps tout aussi bedonnant de José.
Ils se seraient rendus à une clinique assez éloignée de la ville pour se faire agrandir l’épée. José a reçu une lettre de menace comme quoi prévenir les autorités leur serait délétère. M’enfin, nous sommes directement partis pour la clinique.
On la trouva assez rapidement, sommes entrés et avons commencé à nous mêler de ce qui ne nous regardais pas. L’équipe de médecins nous a attaqué, et nous avons répondu. C’était… vivifiant ! Voilà un moment que je ne m’étais pas défoulée ainsi !
Nous avons trouvé la forge pour le travail des épées mais aucun signe des rouquins. Il y avait cependant des traces de leur passage dans un registre. Au sous-sol se trouvait une captive dans une cage, mais peu m’importe, ce n’est pas notre objectif. Il y avait aussi une note évoquant « Zortul ».
Ce sous-sol était un passage dérobé qui conduisait dehors, nous avons suivit des traces bipèdes s’enfonçant dans le désert. Au bout de deux heures, nous sommes tombés sur une infirmière menant des incantateurs, ils conduisaient une bande de prisonniers avare d’épée longue.
Parmi eux se trouvait un Patou ! Lequel je ne sais plus. Le combat s’est engagé, et le Patou s’est attribué tout le mérite. Nous avons tout de même appréhendé un magicien. Il s’avère que c’est un cultiste dévoué au démon Zortul, et qu’ils attirent les mâles à la piètre estime d’eux-même en leur promettant l’épée la plus dure et la plus massive qui soit. Ils finissent sacrifiés à la gloire de Zortul.
Je trouve ça assez cocasse. Et j’ai envie de dire que si des gens se font avoir, là c’est de la pure sélection naturelle. Mais bon, on avait une mission donc je comptais en rire plus tard. Correction, j’en ri un peu sur le moment et en ai gardé pour plus tard !
Nous sommes rentrés à la clinique avec le prisonnier pour nous reposer et avons reprit la traque le lendemain, l’autre Patou était dans la seconde cachète des cultistes. Il serai sacrifié le soir donc il ne fallait pas trop trainer.
Après avoir un peu tourné en rond, nous avons trouvé leur repère, et un peu comme à la clinique, on a foncé tout droit. D’abord en interrompant une messe à Zortul, puis en refusant de rejoindre son culte face à leur chef. Pas question que je me remette au service d’un démon.
Le combat s’est avéré un peu ardu, les adversaires tapent fort, mais nous avons triomphé et avons libéré Patou prime. Patou raconta à Patou prime les évènements comme s’il y avait participé, et ils se sont cogné les bidons. Curieux.
De retour à Myrrhalis José était heureux comme tout et nous a payé. Je pense qu’il nous rappellera dès que ses gardes auront disparu suite à une publicité d'une succube armurière qui polit les masses d'arme.
Gruzarr, un maître-éleveur agréé a remarqué des pertes dans ses troupeaux, et nous avons été chargés d’investiguer.
Avec Azeran (un confrère démoniaque, voilà un moment que je n’avais pas sentis un semblable), Feïya (et son familier plat), Eleonora (une dhampire invoquant des carcasses ensanglantées) et Yffendel que j’ai déjà croisé.
Nous avons rapidement investigué l’enclos où le larcin le plus récent a eu lieu. Des traces de bétail et empruntes humanoïdes se dirigeaient vers les dunes.
Nous les suivîmes, cela nous a conduit dans une formation rocheuse contenant un long boyau de roche fraîche. Au bout nous attendait une porte ornée.
Yffendel s’est retrouvé un peu confus, et Feïya a littéralement tourné les talons pour s’en aller. Azeran l’a suivie. Il a profité de sa faiblesse pour lui faire des avances. C’était intéressant à regarder bien que je n’ai pas pu tout entendre.
La porte forcée révéla un vestibule, une salle contenant un décor d’élevage et des cabinets désaffecté. Puis la dernière salle conduisait à une somptueuse salle à manger où des morts vivants PÉDANTS nous invitèrent à leur table.
Ils se présentèrent comme gourmets, mais n’ayant pas confiance je partis étudier leur cuisine s’ils ne manigançaient pas quelque chose de délétère pour le nouveau couple (soit dit en passant, hâtif de partager un festin auprès de ces voleurs de bétail).
Les plats s’enchaînèrent mais un problème de nettoyage de marmite invoqua un élémentaire de CASSOULET dans la pièce. Il suintait du gras partout, saisit Feïya de ses doigts saucisse et engloutit Yffendel. Mais une fois refroidit, nous parvînmes à le faire retourner à l’état de consommable au lieu de consommateur.
Le trio ou « cercle des gourmets disparus » fit amende honorable en nous signant un document comme quoi ils sont responsables. Ils ont payé pour leur récents larcins et, à l’avenir, envisagent de faire affaire avec Gruzarr.
J’ai encore l’odeur du cassoulet dans les narines. Ugh, direction les bains.
J’ai postulé pour une quête se déroulant lors de réceptions mondaines.
Dame Florencia du conseil de Myrrhalis nous a chaperonné pour l’infiltration. J’ai pu jouer la garde du corps d’Alberic, un de mes compagnons de quête. Skarn jouait le garde du corps d’Eko, et Abrachaleus d’un mercenaire indépendant.
L’objectif était de recueillir des informations sur un réseau criminel et d’essayer d’identifier les cerveaux pour les arrêter.
Nous avions quatre jours pour mener l’enquête, mais il y avait vraiment beaucoup de convives, et tous n’étaient pas présents aux mêmes moments.
A l’aide de leurs noms, apparence, et activité nous sommes parvenus à relier certains d’entre eux à des profils criminels notoires.
Après moult démonstrations (ennuyeux), conférences (très ennuyeux) et repas mondains (AUX SECOURS) nous parvînmes à recueillir suffisamment d’informations pour identifier les coupables et leurs mobiles :
Théodore Bressac, un banquier, cherchait à armer sa milice privée avec armes, armures et reliques de contrebandes afin de renverser le Duc du Brévin. Il aurait ainsi pu s’emparer de son duché, ce dernier étant faible et endetté.
Au bout du compte, nous avons pu prendre sur le fait et capturer Théodore, un trafiquant surnommé le Bouvier, un autre trafiquant si insignifiant physiquement que j’en ai oublié son nom, je me rappelle juste qu’il a essayé de s’enfuir à dos de griffon.
Nous n’avons pas pu empêcher un meurtre, mais avons capturé la coupable, Mlle Agathe de Brévannes. Enfermée dans un tonneau par la force brute de Skarn, elle a tenté de s’en échapper avec une relique de feu mais s’est auto-immolée. Elle n’est pas passé loin de la mort, sa chair sentait si bon! Nous l’avons raccompagnée à Myrrhalis où elle a reçu son jugement.
Ah, et un de ces profils criminels était en fait notre commanditaire, qui relaye les informations contre services.
Il me reste un croquis d’un jeune artiste du Xianlong, avec Alberic nous avions prévu de partager son prix.
Je pense avoir ma dose de pédanterie pour un moment.
Par: Yrtariel
Date: 22/08
Lieu: Contrées sauvages d'Eldrath
Commanditaire: Basil Delacroix, Consortium des six routes
Objet de mission: Attaques contre caravanes marchandes
Membres du groupe: Karambit, Galadriel, Skarn de la Couronne de Pierre, Ozrak "Dakka" Tvokesh, Yrtariel
Statut : Accomplissement partiel
Objectif Initial: Enquêter et mettre un terme aux attaques des caravanes marchandes
Notre commanditaire, Basil Delacroix, nous avait chargés d’enquêter sur les attaques visant les caravanes marchandes traversant la région.
L’enquête a révélé que les attaques attribuées aux lamies ne relevaient pas d’une simple recrudescence d’activité hostile. Une enclave naine voisine semble avoir volontairement provoqué leur agressivité afin de justifier une intervention armée sur leur territoire et de s’approprier des gisements d’or récemment découverts.
Nous avons obtenu le journal personnel du contremaître de leur mine, contenant des éléments compromettants sur cette opération.
Au cours de notre retour, nous avons également découvert une affaire distincte impliquant des enlèvements à Point-de-Sable. Plusieurs voyageurs étrangers auraient été capturés afin de servir de sujets à des expériences liées à la non-vie.
Nous avons ramené à Myrrhalis un survivant de ces expériences, Mathieu, ainsi qu’un mercenaire impliqué dans son transfert. Le prisonnier a été remis aux autorités, Mathieu confié à un temple et le journal nain transmis à notre commanditaire.
Notre commanditaire était un gnome, nous devions enquêter sur des attaques ciblant les caravanes marchandes.
Précédant la quête, notre équipe a pu obtenir les informations suivantes :
Un Chat-Kholo alcoolo, un géant bleu, un orc tireur et une humaine pas si rebelle furent mes compagnons pour cette aventure dans le désert.
La chaleur m’a surprise, et m’a abattue dès le début du voyage. Nous avons fait halte à l’oasis où les caravanes font étape. Des habitants d’un village voisin, Point-de-sable remplissaient leurs contenants. Nous les avons accompagnés, le village était paisible et chacun se mêlait de ses affaires. Sortaient du lot trois mercenaires : les vêtements rouges, bien armés et peu loquaces.
Nous apprîmes que :
Nous repartîmes au Nord-Ouest pour faire étape à un village nain. L’entrée était dimensionnée pour les créatures de tailles moyennes et moins, Ozrak et sa monture ainsi que Skarn durent attendre dehors.
La cheffe naine était plutôt accueillante, et intéressée lorsque nous avons partagé nos intentions de mettre fin aux attaques des lamies. Ce village était bien défendu, trop même. Une troupe de Nains armés et parés de leur barda se préparaient dans le village.
Nous sommes ensuite partis en direction de la mine. Elle était peu défendue, l’exploration, le bagou, une diversion et un larcin du journal personnel du contremaître nous ont permis d’apprendre les intentions malhonnêtes de cette enclave naine :
Les lamies pillaient occasionnellement des convois d’or depuis un moment déjà.
Cette nuit dans le désert, la compagnie naine quadrilla la zone, probablement à notre recherche. Nous avons pu nous soustraire à leur regard. Ce danger écarté, un individu en fuite nous a réveillé, poursuivit par 3 des mercenaires rouges trouvés à Point-de-Sable. Celui-ci cherchait refuge auprès de nous et nous dûment le défendre. D’après lui
Nous avons capturé un des mercenaires et l'avons escorté avec Mathieu à Myrrhalis, où nous avons confié ce manant à un temple, le mercenaire aux autorités et le journal à notre commanditaire.
Objectif principal
Enquête sur les attaques de caravanes : accomplissement partiel.
Nous avons identifié une cause probable de l’augmentation des attaques de lamies : une opération de provocation organisée par une enclave naine souhaitant prendre possession de gisements d’or situés sur leur territoire.
Éléments récupérés
Personnes ramenées à Myrrhalis
Informations transmises
Le journal du contremaître a été remis à notre commanditaire.
Découverte annexe
L’enquête a révélé l’existence probable d’un réseau opérant depuis Point-de-Sable et pratiquant des enlèvements sur des voyageurs étrangers afin de mener des expériences liées à la non-vie. Cette affaire paraît indépendante de notre mission initiale et mérite une enquête distincte.
Situation laissée sur place
Après m'être occupée d'agaçantes formalités, j'ai pu rejoindre un groupe pour une initiation destinée aux recrues d'une guilde d'aventuriers.
Un humain torturé, un second appréciant être le centre d'attention, et un curieux bipède à l'armure de glace furent mes compagnons.
Nous avons parcouru le désert en direction d’un camp d'entraînement. Un lieutenant quelque chose nous a accueilli avant de nous lâcher un canidé squelettique dessus, suivit de ses propres créatures de compagnie ! Hilarant, ces bêtes doivent être plus terrifiées par leur maître que par les coups des novices pour obéir ainsi !
Le lieutenant nous a ensuite mis au défi de le rattraper au sommet d'une falaise escarpée, ce que nous fîmes, mais il fallut attendre l'humain bruyant. Au pinacle, le lieutenant s'était dissimulé à l'aide d'un sort, mais nous le trouvâmes assez rapidement.
Il nous félicita puis congédia, et nous rentrâmes sauf (quelques morsures pour ma part) à Myrrhalis.