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Updated 4 months ago
Parmi les Quatre Ruines se tient Pheridrax, le Père des Miasmes, celui dont le pas ne fait aucun bruit et dont la venue se reconnaît pourtant à l’odeur douceâtre des choses qui finissent.
On le dit Archfléau de la Pestilence. Mais ceux qui l’ont vu au chevet d’un mourant murmurent un autre nom : le Consolateur des Fièvres.
Pheridrax ne surgit pas dans le fracas. Il s’installe. Il s’infiltre dans l’air stagnant des cités trop denses, dans l’eau oubliée des puits, dans les draps jamais lavés, dans les blessures que l’on croit bénignes. Il est l’entropie patiente, l’immobilisme qui engourdit les royaumes prospères, la lente putréfaction des grandeurs qui refusent de se renouveler. Là où l’on repousse les réformes, où l’on entasse les pauvres derrière des murs trop hauts, où l’on préfère l’habitude à la vigilance, il respire.
Il apparaît sous les traits d’un homme grand et voûté, le visage dissimulé derrière un masque de médecin de peste aux verres opaques. De sa lanterne brûle une flamme verte, pâle et vacillante, qui n’éclaire pas le monde mais révèle ce qui en lui est déjà gâté. Il chevauche un destrier malade, dont les flancs se soulèvent péniblement à chaque souffle. La bête ne meurt jamais tout à fait, pas plus qu’elle ne guérit. Elle endure. Comme ceux que son maître visite.
Autour de lui se pressent ses enfants : les corbeaux aux yeux luisants, les rats silencieux, les vers patients. Ils ne sont pas ses serviteurs, mais ses héritiers. Ils nettoient ce que les hommes abandonnent, ils transforment la chair en terre, la corruption en renouveau. Pheridrax ne crée rien qui ne puisse, un jour, nourrir autre chose.
Car tel est son paradoxe : il aime profondément les vivants.
Il connaît chaque fièvre par son nom. Il entend les délires murmurés dans les nuits de sueur. Il ressent la brûlure des poumons noyés, la douleur des chairs couvertes de pustules, l’épuisement de ceux qui luttent pour chaque respiration. Et dans cette souffrance, il n’y a chez lui ni joie ni cruauté. Seulement une tendresse terrible.
On dit que lorsque la douleur devient insoutenable, l’ombre au masque se penche et pose une main fraîche sur le front du malade. La fièvre ne disparaît pas toujours, mais la peur, elle, se dissipe. Il murmure que tout se transforme. Que rien ne se perd. Que la chair n’est qu’un passage, et la maladie une transition.
Son “cadeau” est honni des rois, car il ne distingue ni couronne ni haillon. Il rappelle que les murailles n’arrêtent pas l’air, que l’or n’achète pas l’immunité, que la puissance n’a aucune autorité sur la moisissure. Là où Zerathul brise par l’épée et où Ossamra affame par le vide, Pheridrax dissout de l’intérieur. Il révèle les failles invisibles, les systèmes trop rigides, les sociétés incapables de s’adapter.
La négligence l’appelle. Les égouts laissés à l’abandon, les hôpitaux désertés, les savoirs méprisés, les avertissements ignorés, tout cela allume sa lanterne.
Mais il ne détruit pas les peuples vigilants. Dans les villages qui écoutent les anciens, qui brûlent les draps contaminés, qui partagent la nourriture et soignent les faibles, sa présence se fait plus clémente. Il épargne sans prévenir. Il détourne un souffle. Il transforme une épidémie en simple alerte.
Les survivants de ses fléaux portent souvent une étrange sérénité. Ils ont vu la fragilité du monde et en sont revenus. Beaucoup deviennent guérisseurs, prêtres des quarantaines, gardiens des savoirs médicaux. Ils ne l’adorent pas, mais ils comprennent. Ils savent que la stagnation est plus mortelle encore que la fièvre.
Pheridrax n’est pas la maladie en elle-même. Il est la conséquence d’un monde qui refuse de circuler, de nettoyer, de changer. Il est l’arrêt du mouvement, la matière qui retourne à l’humus, la vérité que toute chair est temporaire.
Et lorsque ses corbeaux s’envolent enfin d’une cité dévastée, lorsque les rats se dispersent et que les vers ont achevé leur œuvre, il ne laisse pas qu’un charnier.
Il laisse une terre fertile.
Car dans la pourriture la plus noire sommeille toujours la promesse d’un printemps.
1st : Camel Spit
5th : Toxic Cloud
7th : Blightburn Blast
8th : Desiccate

Archfléau de la Pestilence, Pourrisseur Joyeux et Seigneur des Mouches. Patron des marais, des charognards, des pestiférés et des apothicaires maudits
Décomposition, Maladies, Corruption, Vie et Mort entremêlées, Métamorphose par la putréfaction
un lys fané
Mouche
Must Choose Unholy
Harm
Medicine
Injection Spear & Visap
Undeath, Plague, Decay, Indulgence, Swarm, Abomination