Avez vous déjà entendu parler de Francis ? Non ? C'est étrange, il s'agit pourtant du plus beau, du plus charismatique, du plus sage, du plus honnête, du plus puissant, du plus étonnant de tous les dragons !
Si vous n'êtes pas convaincu, vous pouvez toujours demander à sa mère; elle confirmera ! Et si jamais elle nie avoir toute connaissance de cet être de lumière, c'est probablement par modestie.
Pour ceux qui l'auraient rencontré et qui auraient juré qu'il pensait qu'il serait plus grand, sachez que la nature a décidé que lorsqu'un dragon est trop puissant, que son potentiel est trop élevé, parfois, elle en fait un dragonnet, pour qu'il puisse rayonner et se challenger à la hauteur de son talent !
Mais ça, c'est ce que les hordes de bardes vous raconteront. L'histoire de cet humble dragon, que nous nommerons Francis, est plus bien plus tragique. Né d'un œuf dans un fjord d'Ulvdal, il a eu une longue et intéressante vie pleine d'actes héroïques, de calembours, de blagues, de défis, de combats pour libérer les opprimés, de siestes et de gloire. Du moins, y croyait il.
Alors un jour, il a pris ses ailes et son courage en mains (si on peut dire ça), et est parti explorer le vaste monde. Ce fut rude, ardu et ennuyeux, jusqu'à cette découverte : un temple de Loki le dieu de la ruse.
Sa vie a changé ce jour là. Il a pu rencontrer des gens comme lui (mais en moins bien); des gens qui ont une vision de la vie à eux, une vérité fluctuante et un destin unique. Son apparence hors norme pour un dragonnet n'était pas un caprice du destin mais un plan de Loki pour le préparer à son avenir radieux.
Les années ont passé, jusqu'à qu'il parte accompagner un petit groupe vers Myrrhalis et son labyrinthe. Bien sur, en tant que dragon, son rôle était purement représentatif. Il était là pour apporter le prestige et la légitimité qui manquaient à ses compagnons.
Bien sur, lorsque tout est parti de travers, que les combats se sont enchainés, il est resté digne dans son rôle de support moral.
Lorsque les plaies non refermées se sont infectées, que la purulence a emporté ses amis temporaire, il est resté debout, solide sur ses appuis.