Les nuits sont devenues plus lugubres. La première, les loups ont hurlé au loin. Il est resté immobile, à écouter. La deuxième, ils étaient plus proches. Il n’a pas bougé. La troisième, il a cessé de compter. Il attendait presque.
Puis ils sont venus. Le cercle s’est refermé lentement, silhouettes mouvantes dans l’herbe, grognements bas. Krynière est resté debout, sans peur, sans volonté. Quand le premier loup a bondi, son corps a réagi avant lui. Sa lance a frappé d’instinct, plongeant dans le chef de meute. À l’impact, quelque chose a cédé. Pas seulement la chair. Une force est remontée le long de l’arme, brute, vivante, envahissant ses bras puis sa poitrine. Son souffle est revenu d’un coup, ses muscles se sont retendus, la douleur a reculé. Il a tenu. Les loups ont rompu et se sont dispersés dans la nuit. Krynière est resté immobile, la lance encore basse, le cœur battant trop fort. Ce n’était pas une simple survie. Il avait pris. Et pour la première fois depuis des jours, il s’est senti reprendre vie.
Krynière n'a jamais parlé des lettres, cherché à revoir sa femme ou à comprendre comment elle a pu préférer un halfeling à la peau verte plutôt qu'un noble centaure. Il a préféré partir chercher une nouvelle famille ailleurs, et celle là, il compte bien la protéger.
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Suite à diverses rencontres, il a rejoint les revocateurs, une troupe de mercenaires plus ou moins solides.
Il s'est également lancé dans la préparation de potions pour mieux soigner ses blessures en combat.
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25/08 : aujourd'hui, j'ai tué une tarrasque. Je pensais que ce serait plus compliqué.