Ancestry:
Dwarf
Class:
Guardian
Affiliation:
Non Affilié
Pays d'Origine:
Skarnheim
Relique:
Water
Kjeldr Runebouclier est un nain à la stature exceptionnelle, dont la silhouette évoque davantage une forteresse mobile qu'un simple guerrier. Large d'épaules, solidement charpenté et doté d'une musculature forgée par des décennies de combats et d'entraînements, il avance avec une assurance tranquille, comme si rien au monde ne pouvait le faire vaciller.
Son visage buriné témoigne d'une vie passée dans les profondeurs de Hildorn et sur les champs de bataille de Skarnheim. Une épaisse barbe gris sombre, soigneusement tressée selon les traditions de son clan, descend jusqu'à son plastron et est maintenue par plusieurs anneaux d'acier gravés de runes protectrices. Son crâne est rasé sur les côtés, laissant apparaître d'anciens tatouages runiques qui remontent jusqu'à son cuir chevelu. Une profonde cicatrice traverse son sourcil gauche jusqu'à sa joue, souvenir d'un affrontement contre les Draugr qui hantent les anciens tertres.
Ses yeux gris acier sont d'une intensité remarquable. Ils balayent constamment les environs avec une vigilance presque instinctive, observant les moindres mouvements et évaluant silencieusement les dangers. Ils ne traduisent ni arrogance ni agressivité, mais la résolution inébranlable d'un homme qui a fait du sacrifice son mode de vie.
Kjeldr est entièrement revêtu d'une imposante full plate forgée dans les grandes forges de Hildorn. Chaque pièce d'acier est gravée de fines runes de protection et d'encouragement, héritées des anciennes traditions runiques de Skarnheim. Malgré son entretien irréprochable, l'armure porte les stigmates d'innombrables batailles : profondes entailles de haches, impacts de lances, griffures laissées par des créatures mortes-vivantes et traces de coups qui auraient terrassé bien des guerriers. Plutôt que de les effacer, Kjeldr les conserve volontairement, convaincu que chacune raconte la vie qu'il est parvenu à sauver.
Son immense tower shield, presque aussi haut que lui, est sans doute l'objet qui attire le plus le regard. Entièrement cerclé d'acier et renforcé de traverses massives, il est orné en son centre de l'emblème de Tyr, dieu du courage, de la justice et du sacrifice. Les nombreuses marques qui couvrent sa surface témoignent des assauts qu'il a repoussés. Kjeldr considère ce bouclier non comme une arme, mais comme une promesse : tant qu'il demeure debout, personne derrière lui ne tombera.
Dans sa main repose un lourd warhammer à deux faces, dont la tête d'acier est sculptée pour évoquer une montagne fendue par la foudre. Cette arme n'a pas été conçue pour la finesse, mais pour écraser les armures, réduire les os en poussière et renvoyer les morts à leur repos éternel. Chaque coup est précis, méthodique et d'une puissance redoutable.
Par-dessus son armure, Kjeldr porte une épaisse cape de fourrure de loup gris, usée par les vents glacés de Skarnheim. À sa ceinture sont accrochés quelques effets personnels : une pierre à aiguiser, un nécessaire d'entretien pour son armure et ses armes, une petite bourse contenant de la poussière runique et un médaillon de Tyr qu'il serre discrètement dans sa main avant chaque affrontement.
Malgré sa stature intimidante et son équipement impressionnant, Kjeldr ne dégage aucune agressivité. Il parle peu, toujours d'une voix grave et posée, préférant écouter avant de s'exprimer. Chaque mot est soigneusement pesé, comme s'il refusait de prononcer une parole qu'il ne pourrait assumer. Il ne cherche ni la gloire, ni les richesses, ni les honneurs ; il estime que la plus grande récompense d'un gardien est de voir ses compagnons rentrer vivants.
Ceux qui ont combattu à ses côtés l'ont surnommé « Le Mur de Tyr ». Ce titre ne provient pas seulement de son incroyable résistance, mais de sa manière d'affronter le danger. Là où d'autres chargent pour vaincre leurs ennemis, Kjeldr s'avance pour leur barrer le passage. Il est le premier à entrer dans la mêlée, le dernier à reculer et celui qui accepte sans hésiter de recevoir les coups destinés aux autres.
Pour Kjeldr, un gardien ne mesure pas sa valeur au nombre d'ennemis qu'il abat, mais au nombre de vies qu'il parvient à préserver. Cette conviction guide chacun de ses pas, tandis qu'au plus profond de lui demeure une inquiétude silencieuse : depuis qu'il a vu les Draugr quitter leurs tertres, il est persuadé que les royaumes des vivants et des morts perdent peu à peu leur frontière. Aussi longtemps qu'il respirera, il se dressera entre ces deux mondes, fidèle à son serment de protéger ceux qui ne peuvent plus se défendre eux-mêmes.