Gold:
42
Ancestry:
Elf
Class:
Barbarian
Affiliation:
Non Affilié
Pays d'Origine:
Hanzeh
Relique:
Air
Completed:
1
Most recent:
4 days ago
Ils marchent avec moi. »
Elyndor Vael naquit dans les provinces reculées de Hanzeh, loin des intrigues de la capitale impériale mais jamais vraiment hors de leur portée.
Son clan elfique vivait près des anciennes routes militaires reliant les forteresses frontalières. Là-bas, les villages survivaient entre les taxes écrasantes des Seigneurs de Guerre, les attaques de bandits et les réquisitions incessantes des armées rivales.
Très tôt, Elyndor apprit une vérité simple :
dans Hanzeh, les faibles deviennent des outils… ou des cadavres.
Son père servait comme garde d’escorte pour les caravanes impériales. Sa mère entretenait les rites funéraires du village, apaisant les morts avant qu’ils ne deviennent des esprits errants.
C’est auprès d’elle qu’Elyndor développa son respect presque sacré pour les âmes et les traditions des défunts.
Mais Hanzeh dévore ses propres enfants.
Quand Elyndor atteignit l’adolescence, son village fut pris dans l’affrontement entre deux seigneurs de guerre rivaux. Les soldats brûlèrent les réserves, exécutèrent les opposants et laissèrent les morts sans sépulture.
Cette nuit-là, Elyndor tua pour la première fois.
Après le massacre, il erra des mois avant d’être recueilli par un ordre martial isolé dans les montagnes du sud :
le Monastère de la Lance Vide.
Les moines y enseignaient un art brutal et discipliné conçu pour survivre aux guerres civiles de Hanzeh :
Les disciples passaient des jours suspendus aux falaises, couraient dans la neige avec des pierres attachées au dos et apprenaient à neutraliser un ennemi plus lourd qu’eux à mains nues.
Elyndor excellait particulièrement dans les épreuves physiques.
Son maître disait souvent :
« Une lance n’est pas une arme.
C’est une frontière entre toi… et la mort. »
Il adopta alors la spear comme prolongement naturel de son corps.
Longue.
Précise.
Implacable.
Des années plus tard, le monastère fut engagé pour escorter une délégation vers Myrrhalis à l’approche du Trois-Centième Souffle.
Le voyage traversait des ruines oubliées aux frontières du désert.
C’est là qu’ils furent attaqués.
Pas par des hommes.
Par des choses couvertes de sable noir et de masques fissurés, sorties des tempêtes nocturnes.
Elyndor mourut en protégeant les survivants.
Son corps fut abandonné dans les dunes.
Puis… il revint.
Quand les survivants retrouvèrent Elyndor trois jours plus tard, il était assis au sommet d’une dune, immobile, tenant sa spear plantée dans le sable.
Son cœur battait de nouveau.
Mais quelque chose avait changé.
Sa peau portait des marques pâles semblables à des fissures lumineuses.
Ses yeux semblaient refléter des silhouettes invisibles.
Et parfois…
des voix répondaient lorsqu’il parlait seul.
Guan Yu, le Grand Général l’avait renvoyé.
Elyndor était devenu un Duskwalker :
un être revenu du seuil de la mort, lié au passage des âmes.
Mais lui savait autre chose.
Pendant sa mort, il avait vu un immense dédale respirer dans l’obscurité.
Le Labyrinthe Infini.
Et au cœur de ce rêve impossible…
des milliers de morts qui murmuraient son nom.
Quand Elyndor atteignit finalement Myrrhalis, la ville entière vibrait sous les célébrations du Trois-Centième Souffle.
Les rues débordaient :
Mais Elyndor n’entendait presque rien de cette fête.
Car depuis son retour à la vie…
les morts lui parlaient sans cesse.
Des explorateurs disparus.
Des aventuriers oubliés.
Des âmes perdues dans les profondeurs du Labyrinthe.
Et plus il approchait de la Gueule Béante…
plus leurs murmures devenaient forts.
Lors de la cérémonie finale, Elyndor posa sa main contre la pierre vivante du Labyrinthe.
Les voix cessèrent immédiatement.
Puis une seule parla.
Une voix qu’il reconnut.
Celle de son père.
« Descends jusqu’à nous. »
Alors Elyndor formula son vœu :
« Je retrouverai ceux que le Labyrinthe a engloutis.
Je donnerai un nom aux morts oubliés.
Et si les profondeurs réclament mon âme…
elles devront venir la chercher elles-mêmes. »