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Updated 9 days ago



Position et frontières : Vatu-Roa compose le tiers sud-ouest d’Océania. Il est constitué de quatre grandes îles, de deux îles de taille moyenne et de quatre petites îles, ainsi que d’une myriade d’îlots minuscules. Au nord se trouvent les îles composant Nakoa, à l’est celles d’Eri-Kana, à l’ouest le Vanyao, et au sud s’étend le vaste océan. La mer des Moussons sert de frontière naturelle entre Vatu-Roa, Nakoa et Eri-Kana. Les frontières naturelles océaniques sont particulièrement marquées par une barrière de récifs cernant les archipels, facilement franchissable par les navigateurs mais servant également de filtre naturel.
Relief et composition : Les îles de Vatu-Roa sont couvertes d’une végétation dense et luxuriante. De vastes forêts tropicales, chaudes, humides et épaisses s’y étendent à perte de vue. Ces îles présentent également un relief plus marqué que celui des pays voisins d’Océania. Les quatre plus grandes îles possèdent de larges collines, proches de petites montagnes. L’une de ces îles se distingue par un relief encore plus prononcé, en raison d’un volcan imposant situé au sud de l’île. Les légendes racontent que ce volcan, Aorai, aurait autrefois servi de refuge à Pélé après ses affrontements avec Kanaloa. Aucun Océanien vivant ne saurait dire quand remonte la dernière activité volcanique. On trouve quelques fleuves dans les archipels d’Océania, mais selon les croyances locales, ils font partie intégrante de la mer et n’ont donc pas vocation à être nommés, à l’exception de celui qui traverse la capitale. Celui-ci porte le nom de fleuve Toto.
Villes : Il existe trois villes majeures à Vatu-Roa. Le reste de la population vit soit dans les anciens temples disséminés au cœur des îles, soit dans des villages côtiers traditionnels.
Itoito, le berceau des braves :
Au cœur de la plus grande île de Vatu-Roa, en harmonie avec la jungle et traversée par l’un des très rares fleuves d’Océania, se trouve Itoito. La capitale de Vatu-Roa est une cité de pierre, composée d’habitations et d’anciens temples, dont la plupart ont été reconvertis en koronivuli. Les koronivuli pourraient s’apparenter, dans d’autres pays, à des écoles militaires ou à des casernes. Ce sont des lieux de vie et d’entraînement pour les guerriers maoris. Le plus grand temple sert de Vale. Celui-ci pourrait être comparé à un palais royal dans les pays dotés d’une monarchie. En réalité, le Vale est le koronivuli le plus vaste et le plus prestigieux. On y trouve non seulement les meilleurs guerriers, mais aussi les prêtres les plus anciens et les plus respectés. C’est également là que réside l’Iliuliu, le guerrier le plus puissant du pays, chargé d’administrer et de gouverner l’ensemble de Vatu-Roa. On pourrait l’assimiler à un chef suprême ou à un roi.

Auahi, la fille de Pélé :
La légende raconte que Pélé se reposait au cœur d’Aorai, le volcan. Les anciens prêtres de Pélé firent donc construire une série de temples sur ses flancs afin d’en faire le tour. Au fil des siècles, une ville finit par se développer, formant un anneau autour du volcan. Cette proximité avec la déesse rend la cité quasi sacrée. C’est donc là que les guerriers venaient recevoir leurs bénédictions avant de partir au combat. C’est également en ce lieu que les sacrifices les plus sacrés étaient accomplis. Quelques chemins et escaliers furent aménagés pour mener jusqu’au sommet du volcan, vers la structure dédiée aux sacrifices : le Katuba. Aujourd’hui, ces escaliers sont dans un état piteux, rendant l’accès au Katuba extrêmement complexe et périlleux. Pourtant, les prêtres de Pélé continuent à s’y rendre afin de l’entretenir. Ce chemin est devenu un pèlerinage rituel. Ainsi, chaque nouveau prêtre doit emprunter cette voie dangereuse pour atteindre le Katuba. Celui-ci se compose de deux grands piliers de pierre dressés de part et d’autre du puits volcanique, d’une passerelle menant au-dessus du vide, ainsi que d’un système de chaînes, de rouages et de poulies servant à suspendre une personne au-dessus de l’abîme et à la descendre dans le cœur du volcan.

Tahua ha’utiraa, le cœur du guerrier :
Cette ville recouvre l’intégralité de la plus petite île de Vatu-Roa. Elle s’organise autour d’une immense arène où les guerriers se réunissent quotidiennement pour s’affronter et s’entraîner. Une fois par mois, un tournoi mineur y est organisé à des fins de divertissement. Une fois par an, en revanche, un tournoi bien plus important s’y tient afin de désigner les meilleurs guerriers du pays. Cet événement est majeur, non seulement pour Vatu-Roa, mais pour l’ensemble d’Océania. Située au nord-est de Vatu-Roa, cette petite île se trouve au cœur d’Océania et demeure facilement accessible depuis chacun des pays de l’archipel. L’île entière est une immense cité, dominée en son centre par une arène colossale. C’est ici qu’ont lieu les Qito. Chaque mois, les guerriers de Vatu-Roa s’y rassemblent pour participer à ces tournois, qui constituent à la fois une tradition de divertissement et un entraînement martial. Toutefois, il n’est pas rare que certains y perdent la vie. Le véritable enjeu pour Tahua ha’utiraa est le Qito ni Mate. Ce tournoi, d’une ampleur bien supérieure, a lieu une fois par an. La majorité d’Océania s’y rend afin d’assister à ces combats traditionnels et rituels. Son objectif est de révéler et d’honorer les meilleurs guerriers du pays. Le Qito ni Mate dure une semaine entière, durant laquelle de nombreux combattants s’affrontent dans l’arène.


Vatu-Roa est, et a toujours été, la terre des guerriers d’Océania. On y vit selon les préceptes et les traditions martiales. L’origine de ces traditions remonte à des millénaires, à la suite du légendaire affrontement entre Kanaloa et Pélé, qui donna naissance aux continents tels qu’ils existent aujourd’hui. Cet affrontement symbolise le combat respectueux et maîtrisé entre deux adversaires puissants : la sagesse d’un duel honorable, la dualité entre retrait et assaut bestial, l’équilibre entre l’explosion des émotions et le contrôle sage de soi. C’est ainsi que les premiers guerriers maoris s’installèrent sur ces îles sauvages, aux forêts denses et dangereuses. Leur apprentissage du combat et le développement de leurs compétences martiales ne devaient servir qu’à une seule chose : protéger leurs semblables. Cet engagement fut mis à l’épreuve en −9 500, lorsque Tetaatarahi, la bête titanesque, émergea des profondeurs pour anéantir le peuple océanien. Le peuple des guerriers fut le premier à envoyer ses combattants à l’assaut afin de défendre courageusement son voisin du nord. Toutefois, il subit sa première défaite cuisante, et une île entière de Nakoa fut rayée de la carte par Tetaatarahi. À la suite de cette tragédie, les peuples d’Océania s’unirent pour affronter la créature redoutable. Après d’intenses préparatifs, de nombreuses réunions stratégiques et le sacrifice de plusieurs jeunes hommes et femmes au cœur d’Aorai, l’union des nations parvint à plonger la créature dans un profond sommeil, dans l’espoir qu’elle ne se réveille jamais.
Vint ensuite l’ère des explorations. Les fiers guerriers d’Apatiroe (aujourd’hui Vatu-Roa) furent ravis de prendre part à ces expéditions. De très nombreux héros courageux issus de ce pays participèrent à ces voyages. Au cours de leurs explorations, les Océaniens rencontrèrent de nouveaux continents et découvrirent de nombreuses cultures. Des peuples étranges à l’ouest, d’autres vivant dans des contrées désertiques à l’est. Les expéditions s’étant aventurées le plus au nord rapportèrent l’existence de cyclopes, de géants et de féroces tribus barbares vivant dans une contrée froide, loin au nord-est. Certains évoquèrent également d’étranges rumeurs parlant de navires volant dans le ciel. Celles-ci ne furent évidemment pas prises au sérieux. Lorsque Apatoerau commença à devenir la cible des pirates, les guerriers d’Apatiroe répondirent à l’appel et prirent les armes pour défendre leurs voisins. Les marchands, danseurs et sculpteurs d’Apatoerau étaient sans défense et se reposèrent entièrement sur les guerriers. Peu à peu, un sentiment de supériorité se développa chez ce peuple de combattants. Eux qui avaient affronté la bête titanesque jadis, eux qui protégeaient les autres peuples. Ce sentiment s’amplifia au fil des siècles, se transmettant aux nouvelles générations et gagnant en force avec le temps. Lorsque de nouveaux traités furent mis en place et que l’Alliance des Îles fut créée, ce peuple se montra le plus réticent. Ces traités prônaient une égalité et une indépendance totales, tout en promettant une entraide en cas de danger. Un profond sentiment d’injustice naquit alors. Pourquoi leur peuple, le plus fort, celui qui se battait et protégeait les autres, n’aurait-il pas davantage ? C’est dans cet état d’esprit qu’un nouveau chef émergea. Il devint le guerrier le plus puissant et le plus redoutable de Vatu-Roa et, par conséquent, accéda au titre de Rangatira (chef des clans) du pays. Ce lizardfolk, massif et doté d’une habileté au combat hors du commun, a grandi entouré de ressentiment envers les traités et nourri par ce sentiment d’injustice et de supériorité.
Tūmatauenga rassembla les clans en clamant leur supériorité. Il écrasa ses opposants par la force et emmena les guerriers de Vatu-Roa marcher sur le Nakoa. Le peuple de Vatu-Roa le suivit, subjugué par ses paroles et ses promesses, afin de prendre la place qui leur revenait, celle d’un peuple supérieur. Mais lorsqu’il fallut massacrer les familles pacifiques et sans défense, la majorité des guerriers ne purent s’y résoudre. La tentative de coup d’État et de conquête de Tūmatauenga s’étouffa aussi vite qu’elle avait commencé. Tūmatauenga et ses quelques fidèles furent arrêtés et condamnés à la malédiction. Ils furent emmenés par les chamans en Eri-Kana. Nul ne les revit jamais. Les légendes racontent qu’ils furent enfermés vivants dans des tiki creux, condamnés pour l’éternité. On chuchote encore aujourd’hui, avec crainte, que Tūmatauenga s’échappera un jour de son tiki avec ses fidèles pour reprendre sa conquête. Aujourd’hui, la paix règne entre ces trois pays, et Vatu-Roa est dirigé par la Rangatira Maia, l’Onde Perçante. Elle s’assure que son peuple occupe pleinement son rôle de protecteur avec bienveillance et sagesse.
Bien que les quatre dieux d’Océania soient vénérés dans ces régions, ce sont Kanaloa et Pélé qui influencent leur culture. Si le combat entre ces dieux a créé le monde, alors l’art du combat équivaut à celui de la création. Là où Kanaloa leur enseigne la sagesse et la réserve, Pélé leur apprend, en parallèle, à laisser parler leurs émotions. Ce sont d’ailleurs les enseignements de Pélé qui vouent ce peuple à défendre les territoires océaniens. Les autres religions n’ont que très peu de place en Vatu-Roa. Elles ne sont pas haïes au point d’être considérées comme hérétiques, mais sont plutôt largement incomprises, méconnues et méprisées. Le peuple de ce pays n’a aucun intérêt ni aucune curiosité pour les autres religions.
Pouvoir politique : Le Vatu-Roa est une dynastie guerrière assez particulière. Lorsqu’un Rangatira est en place, ses descendants deviennent les héritiers de son titre. Toutefois, il existe un moyen de changer de Rangatira. Si le souverain doit être le guerrier le plus puissant, alors les combattants les plus féroces ont le droit de tenter leur chance pour devenir Rangatira. Cette occasion leur est offerte lors du Qito ni Mate. Les cinq meilleurs guerriers de ce tournoi annuel gagnent le droit de demander un duel contre l’actuel Rangatira. Si le challenger remporte le combat, il devient alors le nouveau chef et instaure sa propre dynastie. Chaque Rangatira peut nommer quatre chefs de guerre pour l’aider à gouverner le pays. L’actuelle Rangatira est Maïa, l’Onde Perçante. Cette Geneki est la descendante directe de Maui, le guerrier qui défit Tūmatauenga et instaura une nouvelle ère de bonté, de protection, d’honneur et de prospérité en Vatu-Roa. C’est une guerrière féroce, sage et respectée de tous.
Espèces majoritairement présentes : Humains, Lizardfolk, Nagaji, Athamaru, Genekin, Elfes
Le Vatu-Roa est un pays traditionaliste et conservateur. Il rejette en bloc la modernité et surtout toute trace de technologie. La plupart des habitants sont rythmés par les traditions de la vie guerrière, basées sur la libération des émotions tout en les contrôlant, sur l’honneur et la force maîtrisée. Il demeure toutefois un peuple attaché à l’amour de la vie, de la mer et de la nature, avec une tendance très protectrice envers son propre peuple et ses voisins. Certaines traditions sombres des anciennes époques restent néanmoins d’actualité aujourd’hui, notamment celle des sacrifices. De nos jours, on ne sacrifie plus de jeunes habitants. On sacrifie parfois quelques animaux de petite taille avant un combat particulier, et des animaux plus imposants lors d’événements tels que les tournois. Pour l’ouverture du Qito ni Mate, quatre jeunes guerriers sont lâchés dans l’arène et doivent vaincre quatre panthères lors de la cérémonie.

Archipel
117M
1 910 Km²
Maori, Fidji
Frangipanier
Jade Bleu