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Le Saint Royaume de Solareïs s’étend sur trois grandes îles flottantes, situées au cœur d’Aetherion. Suspendues à différentes altitudes, elles sont maintenues en place par d’anciens courants aériens stabilisés par des affrontements primordiaux, vestiges d’une époque où la Lumière façonnait encore le monde sans entrave.
Chaque île est organisée en strates successives, depuis les brumes inférieures jusqu’aux sanctuaires supérieurs, formant une ascension à la fois physique et spirituelle. Toutes convergent vers l’éclat d’Aurelion, la capitale céleste, suspendue au centre du royaume.
Bien que Solareïs ne partage aucune frontière directe avec les autres nations, sa position centrale le place à proximité immédiate des deux autres puissances d’Aetherion : Valen’Thar à l’ouest, république mortelle défiant l’autorité divine, et Cyraleth à l’est, terre de libertés instables et de courants chaotiques. Cette proximité nourrit une vigilance constante et confère à Solareïs un rôle de pivot spirituel et stratégique, sur le continent flottant.



Solareïs ne possède aucun fleuve ni cours d’eau naturel sur ses trois îles. Toute l’eau utilisée et consommée est créée par magie divine, puis distribuée depuis les sanctuaires et lieux de culte. Cette dépendance totale à la Lumière est perçue comme une bénédiction permanente, mais aussi comme une preuve que le royaume ne peut subsister sans l’intervention du divin.
Les premiers âges du monde sont dominés par les dieux. Après la création des continents terrestres (- 15 000), l’affrontement initial Aetherion (- 13 000), un archipel d’îles flottantes maintenues en altitude par des courants telluriques instables.
Vers -9 100 apparaît la civilisation aetherienne. Les populations s’organisent en cités-États, chacune structurée autour d’un culte religieux spécifique. La foi devient alors à la fois moteur politique, identitaire et territorial.
Solareïs est fondée en -8002 autour de la cité d’Aurelion. À l’origine simple centre religieux majeur, elle attire rapidement villes et villages voisins cherchant stabilité, protection et unité doctrinale. En moins de deux siècles, Solareïs étend son autorité sur Solara, Halorian et Lathriel, posant les bases d’un royaume théocratique centralisé et remarquablement stable.
Durant plusieurs millénaires, Solareïs connaît peu de bouleversements internes. Le pouvoir religieux se structure, les institutions se rigidifient, et le royaume devient la référence spirituelle d’Aetherion.
Cette période est marquée par une prospérité constante, rendue possible par la magie divine : production d’eau, stabilité climatique relative et sécurisation des voies aériennes.
Après le retrait des dieux, Solareïs conserve cependant ses structures, ses dogmes et ses pratiques, considérant ce retrait non comme un abandon, mais comme l’ultime preuve de la justesse de la Lumière transmise.
La stabilité d’Aetherion est brisée en -1923 par une guerre religieuse généralisée entre les cités-États de l’ouest. En -1919, Solareïs s’engage dans le conflit avec un double objectif : mettre fin au chaos religieux et annexer les territoires instables.
Face à cette expansion, les cités occidentales s’unissent en -1915 pour former la République Libre de Valen’Thar. Malgré des succès initiaux, l’entrée en guerre de Cyraleth en -1914 renverse l’équilibre.
En -1901, Solareïs négocie la paix : elle reconnaît officiellement Valen’Thar et restitue l’ensemble des territoires conquis. Cyraleth fait de même peu après, scellant un statu quo territorial durable.
Les siècles suivants sont ponctués de conflits majeurs :
En -923, Valen’Thar et Cyraleth scellent une alliance défensive officielle. Face à ce front commun, Solareïs renonce définitivement à toute tentative de conquête de l’ouest. Depuis lors, un équilibre tendu, mais stable domine Aetherion.
Solareïs demeure intacte, puissante et doctrinalement inchangée, convaincue que sa longévité est la preuve ultime de la justesse de son modèle, même dans un monde auquel les dieux se taisent.
Ils reconnaissent l’existence de toutes les divinités bienveillantes, leur vénération se concentre surtout sur les plus illustres d’entre elles : Syrtherion, Iomedae, Sarenrae et Yhalena.
Dans chaque cité, chaque ordre monastique, érige son culte autour d’un panthéon local, mais tous se réclament de la même Lumière primordiale.
Il est dit depuis des temps immémoriaux que la lumière qui baigne Solareïs cette clarté permanente, permettrait d’accéder plus facilement au pouvoir divin. Cette croyance est devenue un pilier de la foi solaire… bien que nul n’ait jamais pu en apporter la preuve.
Les Solaréens vivent selon un culte de la pureté spirituelle et corporelle : Bains rituels dans les sources avant chaque office, Chants de purification au lever du soleil, censés laver l’âme des rêves impurs, Interdiction de fouler les zones d’ombre non consacrées, sous peine de souillure symbolique.
La justice solaire est réputée pour sa sévérité. Les Haut-Prêtres, garants de la Vérité, rendent leurs jugements en invoquant la lumière divine. Un seul écart de conduite, mensonge, impureté ou profanation, peut conduire à un bannissement définitif du royaume, rituel connu sous le nom d’“Exil vers la Brume.”
Le Saint Royaume de Solareïs est gouverné selon un ordre sacré appelé la Hiérarchie Lumineuse, un système théocratique à cinq strates superposées.
Plus la strate est haute, plus elle se rapproche d’Aurelion, la capitale céleste et du rayonnement divin.
Chacune représente un degré de proximité avec la Lumière Divine, autant physique que symbolique, de la pénitence des brumes jusqu’à la pureté éclatante des sanctuaires supérieurs.
Souverain Pontife de Solareïs, Interprète de la Lumière Divine.
Assemblée des archevêques et grands maîtres des ordres religieux.
Conseil consultatif composé d’êtres angéliques et de néphilims ascendants.
Corps d’élite religieux et militaires, garants de la pureté et de la sécurité du royaume.
Gardiens et espions des Voiles Inférieurs, surveillant les infiltrations, la contrebande et la corruption.
Solareïs demeure une théocratie stable et intacte, gouvernée sans discontinuité par la Hiérarchie Lumineuse depuis des siècles. Ses institutions, ses strates sacrées et ses dogmes n’ont connu aucune réforme majeure, cette immobilité étant érigée en preuve de la perfection de l’ordre divin.
Le pouvoir reste concentré entre les mains du Hiérarque Solaire et du Synode du Halo, appuyés par les Ordres Solaires et les Custodes Brumeux pour maintenir l’ordre spirituel et social. Toute déviance doctrinale est rapidement contenue, en particulier dans les Voiles Inférieurs, où la surveillance est constante.
Solareïs se perçoit comme un royaume achevé, dont la mission n’est plus de conquérir, mais de préserver la pureté de la Lumière. Pour ses dirigeants, changer l’ordre établi reviendrait à admettre une imperfection du divin, une idée strictement impensable.
La culture solaréenne repose sur la conviction d’être un peuple élu par le devoir, chargé de préserver et de propager la Lumière Divine dans le monde. Les Solaréens ne se perçoivent pas comme des conquérants, mais comme des gardiens investis d’une mission sacrée laissée par les dieux avant leur retrait. Leur société est structurée autour de cette responsabilité, transmise de génération en génération.
Solareïs considère les autres peuples comme incomplets, appelés à être guidés ou élevés vers une compréhension supérieure du divin. Valen’Thar est vue comme une nation décadente ayant renié l’ordre sacré, tandis que Cyraleth est perçue comme une menace théologique directe. Le reste du monde est jugé perfectible, jamais égal.
La vie quotidienne est régie par des rites stricts : prières collectives, purifications rituelles, chants liturgiques et processions publiques. Chaque individu connaît sa place dans la Hiérarchie Lumineuse et les limites de son rôle. La pression sociale et morale est constante, l’impureté étant un déshonneur plus redouté que la punition.
Le corps est considéré comme un temple sacré, devant être entretenu par la discipline, l’hygiène rituelle et l’entraînement. Les émotions négatives sont interprétées comme des signes de corruption spirituelle et doivent être maîtrisées. La maîtrise de soi est une vertu cardinale.
L’art n’a pas vocation à questionner, mais à glorifier la Lumière. Architecture, musique et sculpture sont entièrement codifiées et servent le culte. L’expression individuelle est tolérée tant qu’elle ne contredit jamais les préceptes divins.
Solareïs est peuplée d’humains, d’elfes, d’anges, d’Aiuvarin et majoritairement de néphilims, ainsi que d’autres peuples admis sous condition. Officiellement égaux, les individus issus de lignées jugées proches du divin accèdent plus facilement aux hautes fonctions. Cette hiérarchie est présentée comme naturelle, non discriminatoire.
L’éducation est entièrement contrôlée par les institutions religieuses. La prière est un droit fondamental, mais le doute théologique est interdit. À Solareïs, la foi n’est pas une quête personnelle : c’est une vérité absolue à accepter, incarner et transmettre.

Théocratie
167M habitants
253 000 km²
Aurelion
Méditerranéen
Edelweiss
Diamant
Éradiquer les ténèbres