•
Updated about 2 months ago
Fleur Symbole : L'Iris Noir
Gemme Royale : Le Rubis Impérial
Virellyn est situé au sud du continent d’Eldratch. Son territoire, d’une superficie de cinq cent mille kilomètres carrés, borde le pays de Louvainne au nord-ouest et celui d’Althareim au nord-est, ses deux voisins directs.
Le territoire est extrêmement plat, composé en grande majorité de plaines et de prairies propices à l’élevage de chevaux et à l’agriculture. Quelques rares forêts, ainsi qu’une chaîne de montagnes marquant la frontière avec ses voisins, viennent rompre cette horizontalité.
Le pays est divisé en trois grandes régions géographiques, elles-mêmes subdivisées en provinces administratives dirigées par des gouverneurs.

Les plaines du Virellyn sont le berceau de l’Empire. Elles s’étendent sur toute la partie centrale du pays et abritent la capitale, Primum. Ces vastes étendues concentrent la majorité des fermes et des élevages du territoire, propriétés de quelques riches familles terriennes appartenant à la noblesse de Virellyn. Les centaures y sont particulièrement bien implantés : ils possèdent une grande partie des terres et y exercent une influence notable.
Les travaux agricoles, en revanche, sont réalisés par les « petits peuples » du pays, souvent réduits en esclavage. Ainsi, les villages fermiers sont majoritairement peuplés d’esclaves halfelins et ysoki, qui assurent l’essentiel de la production.
Les plaines de Virellyn sont ponctuées de quelques grandes villes, principalement portuaires, dont Urbsae, la capitale économique du pays.

Urbsae est la capitale politique et historique de l’Empire. C’est la ville la plus peuplée du territoire, et toutes les familles prestigieuses y possèdent leur résidence principale. Les décisions politiques et militaires nationales y sont prises, au sein du grand Sénat de Virellyn. La ville est extrêmement active : son vaste marché rassemble les produits venus de tout l’Empire et d’ailleurs, acheminés par le grand port qui sert également de lieu d’échanges immédiats à la sortie des navires.
Le grand colisée d’Urbsae accueille des combats lors de toutes les grandes occasions, afin de divertir et d’occuper la population. En accord avec les fortes valeurs martiales de Virellyn, le colisée est l’un des rares lieux où règne une forme d’égalité : les gladiateurs, qu’ils soient esclaves ou hommes libres, jouissent d’un grand prestige grâce à leur participation à des affrontements parfois mortels. Le colisée constitue l’un des meilleurs moyens de gravir les échelons sociaux, et la carrière des gladiateurs victorieux se conclut souvent par une offre d’emploi émanant d’une grande famille de l’Empire.
Enfin, la capitale abrite le palais impérial, un édifice absolument grandiose qui sert de résidence à la famille impériale et à ses nombreux serviteurs. Le palais accueille également les fêtes de l’élite ainsi que les cérémonies religieuses les plus importantes de l’Empire, faisant office de grand temple lors des célébrations majeures.

La cote Ouest de Virellyn est appellée la cote d'acier.
Organisée autour des monts Vulcains, d'ancien volcan depuis longtemps éteint, cette région à toujours été historiquement la forge de l'empire d'où les ressources sont extraites et transformés dans les grandes forges de ses villes usines en armes pour l'armée impériale.
Cette région, peu fertile, à toujours été peuplée par des esclaves goblins et nains qui avec la baisse de fertilité de l'empire ont poussé les avancées technologiques jusqu'à inventer les premières armes à feu du continent. Les montagnes de la région se sont alors transformées en des vrais villes usines métallurgiques et alchimiques qui pour s'alimenter et s'agrandir ont consommé la majorité des forêts de la région et remplit les montagnes de fumées industrielle trés nocives.
En réponse à cela, les nobles et riches de la régions se sont déplacées vers les villes portuaires de la région qui sont maintenant appellées villes joyaux.
Ces villes de luxes qui profite des réseaux maritimes pour accéder aux luxes du reste du monde. Ces villes portuaires sont devenu des villes sophistiqué ou les philosophes notamment ceux de Louvaine, influence les mentalités des riches et des nobles en remettant en question les traditions de l'empire vers un mode de vie plus nuancé.
Entre les innovations technologiques, les influences étrangères et la place trés importante prise par les nains et les goblins qui ont finit par devenir citoyen, la cote d'acier est un lieu grandissant d'une contre culture au sein de l'empire de Virellyn.
La Grande Frontière est une double frontière naturelle entre le Virellyn et ses deux voisins au nord. Cette frontière est constituée de la chaîne Alpium, une chaîne de montagnes gigantesque et glaciale, ainsi que des bois Saltus, une très grande forêt qui précède la chaîne Alpium.
La Grande Frontière est en forte tension militaire, et l’armée gère ainsi la quasi-totalité des villes de la région, les gouverneurs étant surtout présents pour vérifier que le travail est bien fait. Les batailles fréquentes ont depuis longtemps fait fuir les habitants qui ne sont pas prêts à se battre.
Les bois Saltus sont une très grande ligne forestière qui s’étend d’ouest en est le long de la frontière nord du Virellyn. Cette vaste forêt est remplie d’aberrations et de plantes animées, créées par les rejets magiques des grandes guerres du continent. Afin de garder le contrôle de cette frontière et de sécuriser les routes vers le reste du continent, l’Empire est allié avec toutes les tribus de trolls et d’ogres de la forêt qui, de facto, gèrent cette région de l’Empire. Seuls quelques postes et routes commerciales sont entièrement contrôlés par l’Empire. Une part non négligeable de la forêt reste dangereuse et aux mains d’aberrations violentes ainsi que de leshys refusant l’autorité impériale.
La chaîne Alpium est une grande chaîne de montagnes qui délimite la frontière entre le Virellyn et la Louvainne à l’ouest, ainsi que l’Althareim à l’est. Les sommets de cette chaîne sont surplombés par une faille vers le plan élémentaire de l’Air, ouverte lors d’une très ancienne guerre entre des royaumes magiques de la région. Les montagnes sont ainsi impraticables à cause des tempêtes aux proportions apocalyptiques qui les traversent continuellement, que seules des créatures au-delà de tout sens commun peuvent espérer franchir.
Ainsi, la chaîne Alpium n’est traversée que par des passages souterrains, qui sont l’objet de confrontations entre les trois pays frontaliers. Afin de garder un contrôle sur ses routes commerciales et ses postes frontières, le Virellyn emploie un nombre impressionnant de régiments d’esclaves kobolds qui patrouillent en permanence les tunnels, tandis que leurs chefs minotaures, hobgoblins ou orcs contrôlent la région depuis les postes frontaliers.
Ces tensions frontalières s’ajoutent aux incursions d’aberrations venues des profondeurs de la terre, faisant de la chaîne Alpium la région la plus dangereuse de l’Empire.
Virellyn a été fondée en -2000 par Romulus, qui établit sa capitale, Urbsae, avant de lancer la conquête complète du continent de l’Hydre, unifiant ainsi tous les royaumes qui le composaient. Le territoire actuel de Virellyn, d’abord majoritairement peuplé d’orcs, de centaures et de minotaures, fut bientôt rempli d’esclaves issus des petits peuples ramenés lors des différentes conquêtes : halfelins, kobolds, gobelins, gnomes ou encore ysoki.
Le premier empire s’effondre en -1400 et, après 800 ans de troubles politiques, le deuxième empire ne renaît qu’en -600, à la suite de la création d’une nouvelle grande légion grâce aux réformes militaires menées par les hobgobelins de l’empire, ainsi qu’à une alliance avec les tribus trolls et ogres, qui permet enfin de stabiliser le Nord.
En -500, le taux de natalité de l’empire s’effondre, entraînant la perte de tous les territoires conquis entre -500 et -300. Depuis, l’empire n’a cessé de se développer technologiquement, mais aucune conquête significative n’a réussi. Les grands plans d’invasion ont tous été repoussés, plongeant l’empire dans une situation de crise.
Aujourd’hui, l’empire est affaibli : c’est le pays le moins peuplé du continent, ruiné par les guerres perdues, et son influence comme sa puissance diminuent. De plus, si ses racines guerrières perdurent, une nouvelle culture émerge depuis l’Ouest, portée par les idées des nouveaux philosophes de Louvainne, qui influencent les nouveaux riches issus de la révolution technologique. Le pays traverse ainsi une phase de transition entre un militarisme vieillissant et des idées plus libertines et capitalistes qui se développent à grande vitesse.
De par une culture guerrière très fière, le culte d’un dieu autre que Mars et Jupiter est perçu comme une forme de soumission et est donc socialement très mal vu. Le culte de Jupiter passe notamment par celui de l’empereur, considéré comme l’incarnation de Mars sur Terre, tandis que le culte de Mars a lieu au sein de l’armée, qui le considère davantage comme un allié divin que comme un supérieur.
Dans la population, notamment chez les esclaves, où la culture militaire est moins présente, d’autres divinités sont priées à l’abri du regard des maîtres. Junon est notamment invoquée pour protéger les familles et demander vengeance contre les maîtres. Dagba et Dana sont populaires parmi les populations paysannes. Les esclaves les plus engagés contre l’esclavage prient Morrigan ou Minerve lorsqu’ils préparent des opérations anti-esclavagistes dans le pays.
Ces cultes sont surtout répandus chez les esclaves, mais se retrouvent également dans les classes les plus basses de la société. En revanche, plus on s’élève dans l’aristocratie, plus le fait de prier ces dieux est mal vu.
Virellyn est organisé avant tout selon une logique géographique. Chaque ville possède un maire nommé par les gouverneurs de province. Ces maires sont choisis parmi les propriétaires terriens et les commerçants les plus influents, généralement ceux qui apportent le plus de financement au gouverneur.
Les gouverneurs sont nommés directement par le Sénat, qui constitue la plus haute instance politique du pays après l’empereur. Ils viennent en général de la capitale et restent dans les provinces le temps de leur mandat. Si certains sont de puissants commerçants, la plupart sont issus de familles nobles de la capitale. Ces postes marquent souvent l’aboutissement d’une longue carrière politique et militaire.
À Virellyn, les carrières politiques et militaires sont étroitement liées : les responsables alternent fréquemment entre les deux, car un citoyen sans exploits militaires a beaucoup de mal à se faire respecter par les hautes strates de la société. La noblesse, très ancienne, se renouvelle peu et les créations de nouvelles familles par décret impérial sont rares. En revanche, il est courant que des individus non nobles, mais riches ou prestigieux par leurs exploits guerriers, rejoignent la noblesse par mariage.
Le Sénat siège à Urbsae, la capitale, et ses sessions sont permanentes, quel que soit le nombre de membres présents. Il vote les lois administratives du pays, notamment en matière de délits, de crimes, de commerce et de fiscalité.
Au-dessus du Sénat se trouve l’empereur, dont l’autorité est incontestée. Il prend toutes les décisions relatives à la guerre et aux relations extérieures, et peut promulguer n’importe quelle loi par décret impérial, même si celles-ci sont impopulaires auprès du Sénat. En pratique, l’empereur s’oppose rarement à la volonté du Sénat, et réciproquement : chacun est censé intervenir dans des domaines distincts.
La transmission du pouvoir impérial se fait en principe à l’enfant aîné. Toutefois, un autre enfant peut contester cet héritage en défiant l’héritier en duel et en le vainquant.
En dehors de l’empereur et du Sénat, les juges, avocats et juristes jouent un rôle important en faisant évoluer la loi par la jurisprudence issue de leurs décisions. Cette carrière, moins prestigieuse que la politique, est plus accessible aux non-nobles. Elle n’est cependant généralement envisageable qu’après une carrière militaire, nécessaire pour acquérir le prestige permettant de s’imposer dans les tribunaux.
On distingue trois classes sociales de naissance à Virellyn.
La noblesse est issue d’ancêtres illustres dont les exploits ont été récompensés par des titres accordés par les empereurs. Virellyn étant une société militariste relativement méritocratique, les nobles ne disposent pas de privilèges juridiques majeurs, mais le prestige de leur nom et de leurs relations accélère grandement leur carrière, les amenant à occuper la majorité des postes politiques et militaires importants.
Un noble peut perdre son titre en étant renié par l’Empire, selon un processus juridique officiel. Ce reniement peut être prononcé à la suite d’un acte jugé particulièrement honteux par la tradition, comme une grande lâcheté au combat ou la soumission à une divinité interdite.
La noblesse est principalement composée d’orcs, de centaures et de minotaures, les trois races originelles des plaines de Virellyn, qui ont rapidement rejoint le premier empereur lors de la conquête du continent. En raison de leur contribution militaire, des hobgobelins ont également été intégrés à la noblesse après les grandes campagnes.
Le peuple regroupe les individus libres sans titre. Il est présent dans tous les domaines : artisanat, agriculture, commerce et armée. Les conditions de vie y sont très variées : certains vivent dans une grande pauvreté, proche de celle des esclaves, tandis que d’autres, après une carrière militaire réussie ou une activité commerciale prospère, deviennent suffisamment riches pour posséder des terres. Les marchands les plus influents, notamment ceux qui commercent à l’international, peuvent même surpasser certaines familles nobles en richesse.
On quitte le peuple de deux façons : en devenant esclave, à la suite d’un crime ou d’une dette impayée, ou en accédant à la noblesse, le plus souvent par mariage et plus rarement par décret impérial.
Le peuple est composé des mêmes races que la noblesse, mais aussi de nains et d’humains, présents sur les terres historiques de l’Empire sans avoir accompli les exploits nécessaires pour intégrer l’aristocratie. On y trouve également d’anciens esclaves affranchis, notamment sur la côte ouest, où leurs contributions technologiques ont été déterminantes. Les gobelins, en particulier, ont été affranchis en grand nombre par un empereur et se sont imposés comme des artisans et constructeurs particulièrement dynamiques.
Les esclaves constituent la majorité de la population. Historiquement issus des conquêtes militaires, ils sont aujourd’hui majoritairement esclaves de naissance, nés de parents eux-mêmes asservis, en raison du déclin militaire de l’Empire. Ils appartiennent principalement aux « petits peuples » du continent : halfelins, gnomes, ysoki, kobolds, entre autres, souvent victimes de moqueries et de discriminations liées à leur taille.
D’un point de vue légal, les esclaves sont considérés comme des biens à Virellyn. Ne bénéficiant quasiment d’aucune protection, ils sont fréquemment exploités dans des travaux pénibles, dangereux ou dégradants. Leur espérance de vie est plus faible que celle du reste de la population, et ils peuvent être achetés ou revendus à la discrétion de leur maître.
L’affranchissement est théoriquement possible, soit en récompense d’une contribution exceptionnelle à l’Empire, soit par le rachat de leur propre valeur. Toutefois, compte tenu de leur condition, cette possibilité reste le plus souvent inaccessible.
Face à cette situation, de nombreux esclaves se tournent vers des cultes interdits. Certains parviennent même à tirer de leur foi des pouvoirs qu’ils utilisent pour soutenir des mouvements de libération, organiser des fuites vers les pays voisins ou mener des actions de résistance et de sabotage contre leurs maîtres.
Le Virellyn actuel hérite d’une culture militariste extrêmement marquée. Tous les Virellyens doivent, à partir de l’âge de la maturité physique, suivre une formation militaire et effectuer un service d’au moins dix ans. À l’issue de celui-ci, si un individu n’est pas promu officier, il se réoriente vers une carrière civile. Plus la durée de service est longue, plus les perspectives offertes dans la vie civile sont prestigieuses.
À l’inverse, un service militaire raté ou jugé honteux constitue une marque d’infamie durable. Il est également très mal vu de débuter une carrière civile sans avoir accompli son service militaire.
De cette culture découle un lien étroit entre honneur, force et domination. L’autorité y est perçue comme absolue : un subalterne qui conteste un ordre doit être capable de vaincre en combat celui dont il défie l’autorité, faute de quoi son comportement est considéré comme honteux. À l’inverse, une personne en position de commandement est censée inspirer crainte et respect ; une incapacité à s’imposer est perçue comme déshonorante.
Cette valorisation de la force s’accompagne d’une violence largement tolérée dans la société, y compris dans la sphère privée. Il n’est pas mal vu qu’un conflit se règle par un duel d’honneur, ni que l’éducation des enfants passe par des châtiments physiques.
Cet accent mis sur la puissance entraîne une hiérarchie sociale fortement marquée entre les professions. Au sommet se trouvent l’empereur et les grands dirigeants politiques, incarnations de l’autorité suprême. Vient ensuite l’armée, pilier de la puissance de l’Empire.
En dessous se situent les métiers liés au combat sans être directement militaires, comme les gardes, les mercenaires ou les gladiateurs, dont le mode de vie fascine la population.
Les professions juridiques occupent un rang intermédiaire : elles disposent d’une certaine autorité, mais souffrent d’un manque de dimension martiale aux yeux des Virellyens.
Les artisans et les marchands, quant à eux, gagnent progressivement en reconnaissance grâce au développement technologique et à l’ouverture économique ; leur enrichissement leur confère un respect croissant.
Plus bas dans l’échelle sociale se trouvent les travailleurs domestiques, les paysans, les mineurs et autres métiers subalternes, souvent peu valorisés, voire assimilés à des activités d’esclaves et donc jugés déshonorants par certains.
Enfin, tout en bas de la hiérarchie, les artistes sont largement méprisés, perçus comme improductifs et inutiles. Bien que les élites apprécient les objets d’art, elles préfèrent les importer de pays étrangers, considérés comme ayant le loisir de se consacrer à ce type d’activités.
Enfin, ces fortes traditions dictent également la vie privée des Virellyens. On ne fréquente que des personnes de son rang social, on ne se plaint pas des conditions de travail, et l’obéissance à la famille est totale. Le mariage est avant tout une affaire d’intérêt économique ou de prestige familial. De même, l’amour est principalement envisagé sous l’angle de la descendance et des alliances, et toute attirance en dehors du genre opposé est mal perçue.
Il s’agit d’un pays où il est très difficile de penser, d’aimer ou de vivre autrement que selon les normes dominantes. Ainsi, de nombreux Virellyens qui ne se reconnaissent pas dans ces principes choisissent de quitter l’Empire pour mener une vie différente.
Cependant, la culture militariste de Virellyn est en train d’évoluer. Avec l’essor des marchands et des artisans, la recherche du profit tend progressivement à prendre le pas sur l’honneur dans les choix de carrière. Ces nouvelles élites économiques introduisent également des idées venues de Louvainne et d’autres régions du monde, promouvant un mode de vie plus individualiste et plus libre.
