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Eri-Kana est le troisième ensemble d’îles constituant Océania. Situées au sud-est du Nakoa et à l’est de Vatu-Roa, ces îles sont également délimitées par les frontières naturelles d’Océania : les vastes océans. Séparées de leurs voisins par la mer des Moussons et par les récifs, les îles d’Eri-Kana possèdent un climat étonnamment plus humide et légèrement moins chaud. Les plages de sable blanc que l’on retrouve en Nakoa et en Vatu-Roa sont ici remplacées par des plages de galets, où viennent se mêler les racines de grands arbres.
Relief et composition :
L’intérieur des terres est extrêmement humide, rendant le sol largement marécageux. Une brume constante recouvre ces régions. Le relief y est très plat : aucune colline, aucune montagne. En revanche, les mangroves peuvent être particulièrement denses, épaisses et imposantes. Certaines s’élèvent telles de petites montagnes végétales. Quelques cours d’eau parcourent les terres marécageuses de ce pays.
Arata’i, le joyaux brume :
Arata’i est la capitale d’Eri-Kana. Cette cité, construite à même les arbres, surplombe des marais d’une étrange beauté. Lorsque la lune se lève et survole la ville, ses reflets d’argent filtrent entre les feuilles, puis se reflètent sur l’eau au sol, se mêlant à la brume et créant ainsi l’impression que la ville flotte au-dessus d’un nuage d’argent.
On nommait jadis cette ville le Joyau de la Brume. C’est ici que se réunit régulièrement le Collège des Shamans. On y trouve les temples de nombreux dieux, mais également un grand nombre de tiki.

Buhay, berceau de la vie (cité jumelle) / Patay, berceau de la mort (cité jumelle)
Les deux autres villes principales sont les Cités Jumelles : Buhay, le Berceau de la Vie, et Patay, le Berceau de la Mort. Chacune est située à une extrémité du pays.
Buhay est une cité établie sur une hauteur côtière. De vastes structures de bois et de paille couvrent le paysage. On y célèbre la vie et les naissances. Les shamans de Buhay sont chargés de veiller aux grossesses et à leur bon déroulement. La naissance est le début du cycle, et Buhay marque le commencement du voyage.
À l’inverse, Patay est une cité nichée au cœur d’une forêt, dont les bâtiments ressemblent principalement à de grands temples de pierre. Les shamans de Patay veillent au bon déroulement des rites funéraires, à la préparation et à l’accompagnement des personnes s’apprêtant à passer dans l’autre monde. Patay est la porte vers la suite du cycle.


Eri-Kana a de tout temps été marquée par la spiritualité. Cette terre, qui abrite les shamans, est un territoire obscur et mystérieux. Les habitants d’Eri-Kana ont toujours vécu à l’écart du reste d’Océania. Les shamans d’Eri-Kana veillent au bon déroulement du Cycle éternel. Ils ont toujours accompagné les Océaniens, aussi bien dans la naissance que dans la mort. Bien que les shamans vivent principalement reclus entre eux, ils voyagent à travers toute l’Océania afin de veiller au respect et à l’équilibre du Cycle.
Au cours de l’histoire d’Océania, ils ont traversé des périodes particulièrement difficiles.
Le premier fut la colère de Tetaatahari, une bête titanesque capable, par sa taille et sa puissance, de détruire une île entière. À cette époque, les morts s’amoncelaient, les shamans étant incapables de procéder aux rites en bonne et due forme face à une telle quantité de défunts. C’est au sein de l’alliance d’Océania, nommée Taatiraa, que les shamans firent front commun avec les navigateurs du Nakoa et les guerriers du Vatu-Roa afin de vaincre cette créature. À la suite de cet épisode, qui entraîna la mort de milliers d’Océaniens ainsi que la disparition d’une île entière, un temple fut érigé en leur mémoire. Un tiki pour chaque mort y aurait été abrité. Malheureusement, la destruction de l’île provoqua plusieurs mouvements des fonds océaniques. Les eaux remontèrent et immergèrent certaines portions de terre, dont ce fameux temple. Aujourd’hui, nul ne sait où il se trouve. Les plus jeunes générations pensent même qu’il n’a jamais existé et que tout cela ne relève que de légendes.
Après ces événements, les shamans recommencèrent à se renfermer sur eux-mêmes, ne quittant les leurs que pour leurs missions sacrées et leurs rites.
C’est à l’avènement de l’ère des explorations qu’Eri-Kana se rouvrit à ses voisins. Les shamans de l’époque luttèrent autant que possible contre ces explorations. Selon eux, les découvertes faites ailleurs ne mèneraient qu’à davantage de pertes et de désolation. Malgré cela, les explorations commencèrent et se multiplièrent rapidement. Il fut décidé qu’un shaman accompagnerait chaque expédition. Certains navires d’exploration étaient si grands que plusieurs shamans furent affectés à l’équipage.
Les découvertes, aussi belles qu’épouvantables, aussi impressionnantes que déconcertantes, faites durant ces expéditions furent dessinées par les membres d’équipage du Nakoa, tandis que les shamans se contentèrent de récits oraux.
La disparition des héros mit fin à cette ère d’exploration. Les navires partis sans ces êtres illustres revinrent dans un état trop piteux, pour ceux qui revenaient. Les shamans profitèrent de ce moment de doute pour mettre un terme à ces voyages. Ils prônèrent l’autarcie et conseillèrent de se concentrer sur leurs traditions millénaires, dans le respect des dieux.
C’est lors de la révolte d’Apatiroe, menée par Tūmatauenga, que les shamans furent de nouveau dépassés. La violence de ces conflits engendra un nombre de morts supérieur à ce que les shamans étaient capables d’accompagner dans le Cycle. Lorsque Tūmatauenga fut stoppé et arrêté, les shamans décidèrent d’en faire un exemple. Il fut condamné à la pire sentence existant dans leur culture : le Faainoraa, une malédiction qui n’est aujourd’hui plus qu’une légende. Cette sentence consisterait à séparer le corps et l’âme. Le corps serait divisé en deux. Une moitié serait jetée au cœur d’Aorai, pour être brutalement brûlée par l’ardente colère de Pélé. L’autre moitié serait lestée et jetée au fond de l’océan, confiée à Kanaloa, qui s’assurerait que jamais la lumière du soleil ne puisse l’atteindre à nouveau. Enfin, l’âme serait enfermée dans un Toparaa, un tiki particulier destiné à maintenir l’âme du défunt prisonnière d’une éternité de souffrance. Il n’existe aujourd’hui aucune trace écrite ni aucune représentation visuelle attestant que le Faainoraa ait réellement été appliqué. Selon toute vraisemblance, Tūmatauenga aurait été purement et simplement exécuté.
Après ces événements, les shamans reprirent leur rôle et veillent encore et toujours sur le Cycle, ainsi que sur l’histoire et les traditions. Aujourd’hui, le débat sur la reprise des exploitations et sur une ouverture plus active vers les continents voisins fait de nouveau vibrer les voix des chefs d’État océaniens. La position des shamans n’a pas évolué. Eri-Kana reste opposé à cette ouverture, y voyant une perte de leurs traditions, de leur histoire et de leur culture.
C’est une terre spirituelle. Si le Nakoa et Vatu-Roa ont tendance à privilégier Pélé ou Laka, à Eri-Kana, on vénère à part égale les quatre dieux. Le temple le plus imposant demeure néanmoins celui de Hina, la maîtresse des Cycles. Elle incarne le Cycle et représente la mission des shamans.
Paradoxalement, malgré leur fermeture d’esprit envers les autres peuples et continents, les shamans d’Eri-Kana se montrent particulièrement ouverts d’esprit à l’égard des religions respectant le Cycle. Les dieux qui honorent la mort et la vie, sans rechercher la destruction, sont tolérés.
Le pays est dirigé par un conseil de shamans. Chaque shaman est élu par les esprits pour son talent magique, sa sagesse et son affinité avec le monde spirituel. L’âge, le sexe, la race ou les actes passés importent peu pour accéder à ce statut. Seuls ceux que les esprits estiment sages et justes deviennent Gourous, shamans membres du Conseil. En cas de désaccord, il revient au Haut Shaman, autorité suprême du Conseil, de trancher. L’actuelle Haut Shaman est Vénaia, une vénérable femme, mi-lizardfolk, mi-athamaru, d’ascendance tortue, ce qui lui confère une longévité particulière. Elle occupe la fonction de Haut Shaman depuis cent cinquante-six ans.
Au cours de cette longue période, elle a guidé le Conseil et son peuple avec douceur et sagesse. Elle n’élève jamais la voix et, malheureusement, au vu de son âge avancé, elle intervient de moins en moins dans les débats du Conseil. Sa succession est en discussion depuis six ans. Plusieurs membres du Conseil sont appréciés et estimés par leurs pairs, mais aucun n’a encore réussi le Te hi’oraa, une épreuve durant laquelle le candidat passe sous le regard des esprits les plus anciens et les plus sages veillant sur Eri-Kana. Un Gourou doit alors obtenir leur approbation ainsi qu’une marque physique pour devenir Haut Shaman.

Espèces majoritairement présentes : Humain, lizardfolk, dragons, goblins, elfes, athamaru
LES ASSASSINS CACHÉS Cachés dans certaines petites îles, dans de vieux temples abandonnés ou même dans des établissement en plein coeur des plus grandes villes, une guilde d’assassins, Les lames rouges (Red Mantis Assassin’s), oeuvre dans l’ombre et acceptent des contrats en Océania et au delà.

Archipel
103M
2 120 Km²
Indonésie, Philippines
Lotus
Fleur de Lune