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Updated 6 months ago
Les anciens ne l’adoraient pas. Ils la craignaient avec respect, comme on respecte l’océan par nuit noire : vaste, silencieux, impassible.
Son trône est sculpté dans le roc du monde souterrain. Sa couronne est une spirale d’oubli.
Les premiers dieux vinrent à elle pour comprendre la mort. Ils repartirent changés, ou ne repartirent pas.
Elle est la gardienne des âmes, la seule à pouvoir les contenir sans les corrompre. Les dieux de la vie, de la guerre, de la lumière : tous doivent un jour lui remettre ce qui leur a été prêté.
Lorsque les premiers mortels moururent, leurs âmes, errantes, cherchaient un lieu où reposer.
Elles se rassemblaient comme des ombres sur les rives du Néant, pleurant leur fin, incapables de franchir les voiles du monde.
Alors les dieux se tournèrent vers Ereshkigal, la Première.
Elle seule avait un royaume vaste et silencieux où nulle corruption ne rongeait les âmes.
Elle seule pouvait contenir la douleur du monde sans en être brisée.
Ereshkigal ouvrit ses portes et accueillit les morts.
Elle ne promit pas de joie, ni de tourments. Elle offrit simplement le repos.
Mais bientôt, les autres dieux de la mort vinrent à elle.
Et tant d'autres ...
Tous se présentèrent devant le trône de pierre noire.
Ereshkigal ne se leva pas, ne parla pas longtemps.
Elle contempla leurs requêtes, et d’un geste, elle écarta une part de son royaume pour chacun d’eux.
« Prenez. Mon domaine est infini. Mais souvenez-vous : ce que vous appelez vôtre n’est qu’un fragment de moi. Car tous les morts, un jour ou l’autre, reviennent à moi. »
Ainsi, par sa main, naquirent les Enfers multiples, les Jardins, les Champs, les Festins et les Fosses.
Et chaque dieu put façonner une demeure pour ses fidèles, mais toujours sur les terres prêtées par Ereshkigal.
Ceux qui virent en ce geste la grandeur murmurèrent qu’elle était miséricordieuse, partageant sans jalousie.
Mais d’autres dirent qu’elle était cruelle, car elle ne donnait pas par amour, mais parce qu’elle savait qu’à la fin, tout lui reviendrait.
Mais tous ne s’inclinèrent pas.
Ishtar, la lumineuse, croyait que la mort pouvait être conquise comme un trône.
Elle franchit les Sept Portes, dépouillée à chaque pas de ses attributs : couronne, arme, désir, nom.
Arrivée nue devant sa sœur, elle ne trouva ni flamme, ni cri, ni jugement.
Seulement une présence immuable, plus vaste que le vide, plus silencieuse que la nuit.
Ereshkigal ne leva même pas la main.
Elle n’eut pas besoin de briser Ishtar : c’est Ishtar qui se brisa elle-même, face à ce qu’elle ne pouvait vaincre.
Et Ishtar tomba.
Le monde, privé de désir et de conflit, entra dans un silence étouffant. Les dieux, privés de l’énergie d’Ishtar, comprirent qu’ils devaient agir.
Quand enfin Enki intercéda et proposa l’échange, Ereshkigal ne s’opposa pas.
Elle exigea simplement l’équilibre : qu’une vie remplace une vie.
Dumuzi fut offert, et Ishtar put remonter.
Mais dans les chants anciens, on raconte qu’au moment de quitter le royaume, Ishtar croisa le regard d’Ereshkigal une dernière fois.
Et ce regard n’avait rien de triomphant ni de haineux.
Il était impassible, mais empli d’une certitude terrible :
« Même toi, sœur, la lumineuse, l’aimée, la victorieuse… même toi, un jour, tu seras mienne. »
Ce fut là son humiliation : non pas d’avoir été vaincue au combat, mais d’avoir été rappelée à une vérité qu’aucun dieu ne peut fuir.
Ereshkigal ne réclame pas le sang. Elle constate le déséquilibre et l’ajuste. Elle n’est ni injuste ni miséricordieuse.
Elle est.
1st : Soothe
3rd: Vision of Death
4th : Steal Voice
8th : Quandary

Déesse des morts, du monde souterrain et de l’isolement
Death, the Underworld, Isolation, Mysteries, Secrets
Un trône noir surmonté d’un crâne entouré d’un cercle de chaînes
Chouette noire
Can choose Holy or Unholy
Harm
Occultism ou Intimidation
Spirit Thresher
Darkness, Death, Pain, Fate, Repose