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Fleur Symbole : Le Lys d'Acier
Gemme Royale : Le Diamant Fumé
Situé au nord-est du continent d’Eldratch, Althareim s’étend sur plus de sept cent mille kilomètres carrés. Il est voisin de la Louvainne à l’ouest et de l’Empire de Virellyn au sud.
Le territoire du royaume d’Althareim est principalement recouvert de grandes forêts verdoyantes, parsemées de vastes champs. Quelques massifs montagneux viennent rompre ce paysage et permettent au pays de se fournir en ressources minières. La capitale, Graushstat, est située au milieu des plaines agricoles.
Les forêts sont très denses et peuplées d’animaux gigantesques ainsi que d’une végétation particulièrement agressive. Les villes et villages ressemblent donc souvent à des forteresses, et les champs sont étroitement surveillés afin de se protéger des attaques de la nature. Ces forêts abritent également de nombreux druides qui encadrent la vie des petites communautés rurales.
Les plus grandes villes du pays se trouvent dans les régions montagneuses, où sont exploitées les riches mines. On distingue trois chaînes principales : la chaîne d’Alpium, au sud, qui marque la frontière militarisée avec l’Empire de Virellyn ; les Riches Monts, à l’ouest, frontaliers de la Louvainne, avec laquelle Althareim se dispute les ressources métalliques ; et enfin les monts Bergiges, situés au cœur du territoire.
Les côtes maritimes sont relativement peuplées et principalement tournées vers la pêche, le commerce restant peu développé en Althareim.
Les forêts recouvrent presque tout le pays d’Eldratch. Elles sont à la fois denses et très peuplées. Les vestiges des guerres magiques qui ont marqué le continent ont engendré, en leur sein, des abominations ainsi que des plantes animées. Cette corruption a entraîné la disparition des espèces les plus pacifiques, laissant place à une faune particulièrement redoutable.
Le peuple d’Althareim s’aventure donc rarement dans ces bois, qui sont principalement habités par des communautés druidiques. Celles-ci parviennent à vivre en relative harmonie dans ces conditions extrêmes.
Le réseau de forteresses constitue le principal lieu de vie de la population. Pour s’adapter à une faune extrêmement hostile, les villes et villages d’Althareim sont fortifiés, tandis que les champs sont protégés par des barricades. Chaque ville-forteresse abrite un ordre de chevaliers divins chargé de défendre les habitants.
Afin de voyager en sécurité entre ces cités, la majorité des routes du royaume prend la forme de passages souterrains, s’étendant sur des centaines de kilomètres. Ces galeries sont entretenues et défendues par les clans nains du pays, qui se sont donné cette mission sacrée.
La plus grande des villes-forteresses est Graushstat, la capitale, entourée de plusieurs milliers de kilomètres carrés de champs fortifiés qui nourrissent son immense population. Celle-ci étant concentrée dans un nombre limité de villes, leur architecture est très verticale et comprend de nombreux quartiers souterrains. Ces derniers sont majoritairement habités par des nains, des gobelins et des kobolds, particulièrement adaptés à la vie dans l’obscurité, tandis que les gnomes, les ysoki et les halfelins préfèrent vivre en surface.
Graushstrat est la capitale du royaume. C’est une ville immense dont le réseau de murailles forme un véritable labyrinthe de pierre qui protège les habitants à travers plusieurs niveaux de fortification. Siège de tous les clans nains, la ville est magnifiquement construite et chaque bâtiment porte la marque de centaines d’années d’expérience du clan qui l’a édifié. Construite comme les autres villes‑forteresses, la capitale contient certains des plus grands bâtiments religieux et politiques du pays.
Son Pic de la Foi trône au sommet de la colline de Graushstrat et aligne des cathédrales en l’honneur de toutes les divinités du royaume. À l’inverse, au cœur des quartiers souterrains se trouvent les grands sièges des clans nains, qui illustrent leur puissance et leur réputation, et au centre de ceux‑ci se trouve le roi, élu parmi les grands élus de la nation par les grands élus de la nation.
Althareim est parcouru par trois chaînes de montagnes qui servent de cœur minier au pays.
Les monts Alpium, au sud, sont parcourus par de terribles tempêtes provenant du plan élémentaire. Il n’est possible de les traverser que par les chemins souterrains, et les ressources de ces montagnes sont sources de conflits avec la Louvainne et le Virellyn. À cause de ces fortes tensions et de la présence de créatures des profondeurs, ces monts sont surtout peuplés par l’armée d’Althareim et notamment plusieurs ordres de chevaliers.
À l’ouest, les Riches Monts sont disputés à la Louvainne pour la possession de leurs matériaux précieux. L’Althareim étant spécialisé dans les combats souterrains, la Louvainne n’arrive pas à les contester sur ce terrain et ouvre régulièrement des failles vers des plans extérieurs pour pourrir la vie des mineurs althareimiens et ralentir les exploitations.
Les monts Bergiges, eux, sont beaucoup plus pacifiques et servent d’immenses carrières de pierre au royaume.
Althareim a été fondé en -1000 par le roi Rainer Premier. Ce héros a pris les armes pour défendre les petits peuples opprimés et a réuni, par son charisme, un grand nombre de guerriers et d’anciens esclaves qui ont fondé le royaume d’Althareim autour du roi et de ses ordres de chevaliers.À la mort de Rainer, en -600, le royaume connaît une période de troubles, car son successeur, Rainer le Second, n’a pas les qualités nécessaires pour gouverner le pays, et ses décisions stratégiques catastrophiques mènent à une prise militaire du territoire par l’Empire Virellyn en -600. Cette occupation dure trois siècles et prend fin en -300, à la suite de la perte de puissance de l’Empire.Cette période a été traumatisante pour le peuple d’Althareim, qui a vu beaucoup de ses habitants retomber dans l’esclavage que leurs ancêtres avaient fui. Pour éviter de répéter cette catastrophe, la succession par lignée royale fut abandonnée, et un système d’élection à plusieurs niveaux fut mis en place lors de la libération du pays.Depuis, le royaume d’Althareim a réussi à stabiliser ses frontières, et encore aujourd’hui aucune invasion n’a réussi à pénétrer de nouveau profondément ses terres.
Le royaume d’Althareim est extrêmement religieux. La piété y est mise à l’honneur et quasiment tous les habitants suivent une ou plusieurs religions, généralement transmises au sein des clans et des familles.
Les divinités suivies sont toutes très positives, et certains cultes sont interdits, notamment ceux qui concernent les démons, les diables et tout ce qui touche à la nécromancie.
Lugh est le dieu le plus populaire du pays : englobant toutes ses valeurs, le peuple d’Althareim attribue même une parenté entre Lugh et Rainer Premier, le fondateur du pays.
Le culte de Pluton est suivi par quasiment tous les nains, gobelins et kobolds qui exploitent les richesses de son monde souterrain.
On respecte aussi grandement les dieux qui veillent sur la famille et les récoltes, tels que Dagda, Dana, Brigitte ou Junon.
Enfin, les chevaliers du pays suivent les enseignements de la déesse guerrière Minerve.
À l’inverse, les cultes de Jupiter et de Mars ont été interdits à la suite de la libération du pays de l’invasion virellynienne en -300, en raison de leurs affiliations trop fortes avec cet empire ennemi.
La politique au sein d’Althareim repose sur un système d’élections à plusieurs niveaux.
Tout d’abord, au sein de chaque clan familial, on élit un représentant du clan, souvent un membre âgé, qui prend la responsabilité de représenter le clan. Ensuite, au sein de chaque guilde, on élit de même un représentant chargé de porter la voix de la guilde. Ainsi, au sein d’une cité‑forteresse, on trouvera un représentant des forgerons, un représentant des tisseurs, un représentant de l’ordre de chevalerie local, etc.
Ces représentants élisent ensuite les grands élus locaux, tels que le maire, le responsable des taxes ou le maître des cultes.
Par une chaîne d’élections successives, chaque représentant local élit un représentant d’un niveau supérieur : les chefs de la ville élisent les dirigeants du comté, qui élisent les chefs de la province, qui élisent les chefs de la région, lesquels élisent enfin les grands élus nationaux.
Ces grands élus choisissent parmi eux celui qui sera le roi d’Althareim. Afin de garantir une continuité du pouvoir, le roi élu est le seul élu à vie du pays, mais il peut être révoqué si plus des deux tiers des grands élus votent pour sa destitution.
Le pouvoir central ne fait que donner les grandes orientations du pays, et chaque élu local dispose d’un large pouvoir de décision sur le territoire dont il a la charge. Althareim est un pays très décentralisé.
Au sein d’Althareim, chaque habitant fait partie d’un clan familial. Ces clans sont plus ou moins importants, et c’est chez les nains qu’ils sont les plus centraux dans la vie de leurs membres.
Les membres d’un même clan travaillent tous dans la même profession, et les enfants doivent reprendre le flambeau dans la tradition althareimienne.
Il est difficile de travailler en dehors de la profession de son clan, car les responsabilités et les travaux sont généralement donnés aux clans, qui les transmettent ensuite à leurs membres en interne. Cette culture du passage de flambeau a permis à Althareim d’atteindre des sommets dans l’artisanat et l’art, en transmettant les secrets de génération en génération, et parce que chaque membre s’applique à perfectionner l’art qui lui a été transmis afin de laisser son nom dans l’histoire du clan.
Un clan peut regrouper plusieurs noyaux familiaux, et les clans vont de quelques dizaines à plusieurs milliers de membres.
Entre les traditions du clan et la transmission de la profession familiale, il est difficile d’exprimer son individualité au sein d’un clan, et le seul motif culturellement acceptable pour quitter son clan est le mariage, lors duquel les époux doivent choisir à quel clan ils appartiendront.
Les clans sont caractérisés par leur nom, un blason et un objet emblème transmis de génération en génération.
Historiquement, Althareim a été construit par des esclaves libérés des mains du Virellyn. Aujourd’hui, les membres du Petit Peuple constituent la majorité de la population d’Althareim. Les villes-forteresses et les champs sont remplis de halfelins, d’ysokis, de gobelins, de kobolds ou de gnomes.
Ces peuples sont très festifs et portent une grande attention à leur liberté ; ainsi, la vie dans les campagnes est marquée par la présence de nombreuses fêtes et célébrations. Les halfelins et les ysokis sont très présents dans les champs et dans les petits travaux, tandis que les gobelins et les kobolds travaillent et vivent surtout sous terre grâce à leur facilité de vision, et sont le moteur de l’innovation dans une culture althareimienne qui a du mal à innover.
Ces petits peuples ont du mal à s’imposer dans la culture militaire chevaleresque d’Althareim à cause de leur petite taille, mais ils ne sont pas sans défense, ayant appris à combattre en profitant de leur gabarit et en évitant les confrontations directes.
Dans un Althareim aux traditions très strictes et traditionalistes, le Petit Peuple apporte au pays une légèreté et une excentricité sans lesquelles il risquerait de rester coincé dans le passé.
Althareim, de par ses valeurs égalitaires et démocratiques, s’oppose aux régimes monarchiques de ses voisins, la Louvainne et le Virellyn.
Ainsi, les échanges commerciaux sont rares et les relations géopolitiques du pays sont plutôt tendues. Althareim est en effet l’ennemi historique du Virellyn et reproche à la Louvainne ses alliances avec des fiélons.
Incapable d’accepter les compromis, le pays est dans un état de guerre quasi permanent avec ses voisins, ce qui limite son développement.
Alors qu’une nouvelle classe de marchands, qui émerge surtout au sein du Petit Peuple, réclame une ouverture commerciale du pays, les dirigeants sont hostiles à l’idée de commercer avec des voisins qu’ils considèrent comme ennemis.
Ainsi, Althareim est un pays assez pauvre, car ses nombreuses ressources naturelles et l’excellence des artisans nains, kobolds et gobelins restent bloquées au sein du pays, sans être valorisées par un commerce presque inexistant.
