Je restais ainsi éloigné des miens, isolée et assaillie de ces visions qui ne m’accordent guère de repos, jusqu’à une nouvelle vision, cette fois au lieu d’une scène de violence et de souffrance, je voyais la beauté de la vie, du monde, l’espoir… Cela me permit de voir que ce monde méritait d’exister et que je souhaitai protéger cette beauté et cette espoir, lui permettre de briller pleinement. Durant cette vision, je tendis ma main, en voyant une lumière lointaine et alors que je refermais la main, je m’évanoui…
Lorsque je revenais à moi, je ne reconnaissais rien autour de moi. J'arrivais dans ce monde, dans un lieu inconnu ne ressemblant pas à ce que j’avais vu autour de moi. Je me relevai et tentai de trouver quelques informations sur le lieu où je me trouvé. J’essayai de faire appel à mes pouvoirs ou à mes semblables, pour retrouver mon monde, sans succès. Réalisant mon impuissance, je remarquais qu’une arme trônait à ma ceinture, une sorte de canne dissimulant une lame qui semblait émaner de la même énergie que ce que j’avais connu avant d’arriver ici. C’est équipé de cette arme et devant la situation que j’acceptais alors mon sort et fit en sorte de prendre le temps de m’intégrer à la population, apprenant en observant la langue locale, trouvant des vêtements pour pouvoir passer inaperçu.
Loin de la sûreté et du confort de mon monde, je découvrais la réalité de ce monde que je n‘avais alors expérimenté que par les visions floues qui m’aidaient à établir mes rapports ou ces visions qui m’avaient assailli. En arpentant les lieux, j’appris que je me trouvais sur un continent nommé Aetherion, plus précisément Solareïs. J‘y trouvais mes marques et me fit des connaissances, de nouvelles habitudes, pas toutes bonnes cependant... Quoiqu’il en soit je finis par me faire connaître sous le nom de Raquel Rodon-Hûr, basé par le nom qui m’avait été donné et celui de la section dont j’avais la charge alors. Je commençais ainsi à vivre une vie normale et à en apprécier le rythme, jusqu’à ce que je constate des choses qui me déplaisait, les autorités projetant une fausse piété pour exploiter les moins fortunés et assoir leur position. Des gardes charger de maintenir l’ordre, détourner le regard de ceux qui auraient besoin d’eux pour céder à leurs plus bas instincts.
Je retrouvais petit à petit à intervenir, parfois simplement en interpelant, parfois en m’interposant. Tout n’aller pas toujours dans mon sens, mais petit à petit, cela me permit de me rapprocher un peu plus des laisser pour compte et de compter sur eux pour lutter contre ses injustices. Durant une de ces confrontations, face à une opposition particulièrement retord, je du utiliser l’arme qui était arrivée avec moi, frappant ce dernier avec une force inattendue, comme si sa violence avait été punie. J’en fus surprise, mais cela me permit à moi et mes nouveaux camarades pour les repousser. Fort de cette découverte, je m’en servi comme symbole pour établir les soubresauts d’un groupe, d’une organisation pour assister à rétablir une véritable justice.
C’est ainsi que les bases de l’Ombre du Jugement, un groupe veillant à ce que l’ordre soit réellement maintenu de manière juste. Cependant, alors que le groupe s’établissait, j’eu une nouvelle vision, qui me montrait une ville, au milieu du désert qui se mit à briller d’une lumière similaire à celle qui m’avait emmené dans ce monde. Je compris alors que c’était là-bas que je devais me rendre, comme un appel. Je confiai ma vision à mes camarades, qui me parlèrent de la ville de Myrrhalis et de son Labyrinthe. Après concertation avec ces derniers, je me mis en route pour la ville, afin de poursuivre cette vision, promettant de revenir pour poursuivre ce que nous construisions afin que les bas-fonds ne restent pas une zone de non droit et d’exploitation des plus hautes autorités. Je reviendrai, Solareïs, une fois que j’aurai mieux compris l’origine de ces visions.