Non loin de la côte Nord-Est du Zambari se trouve la vallée forestière du Mayombe, la Forêt Sacrée. Les griots racontent qu’au coeur de cette forêt se trouve un arbre sacré sans âge Ma-Mayombe, le Seigneur du Mayombe. Ce seigneur est très jaloux de son territoire et il interdit l’accès de son domaine aux Hommes exceptés quelques rares initiés. (1)
Il y a 15 ans... Un navire, le Dana, venant du Brennach en direction du Solareïs fut pris dans une tempête soudaine et s’échoua sur la côte qui borde le Mayombe. Les pêcheurs des villages environnant qui se rendirent sur les lieux du naufrage pour se porter au secours des infortunés passagers du bateau. Hélas ils ne trouvèrent aucun survivant. De manière curieuse, les pêcheurs retrouvèrent des affaires de bébé mais pas le nourrisson. A l’époque il fût assez logiquement conclu que ce dernier avait servi de repas aux poissons. Les pêcheurs donnèrent des sépultures décentes aux corps qu’ils avaient retrouvés et reprirent le cours de leurs vies.
Cependant, le bébé, une petite fille, avait survécu au naufrage protégée par un talisman familial le Triskell-Koad (aka la relique) (2). Une fois sur la côte, la petite fille sur recueilli par le Ma-Mayombe qui l’identifia, du fait de la relique, comme faisant partie de la famille. Et par défaut il la nomma Dana. Il lui enseigna le pouvoir du bois.
Il y a 5 ans… Les récits des mystères du Mayombe franchirent les mers et arrivèrent aux oreilles d’aventuriers cupides (pléonasme ?) qui conclurent que le coeur du Mayombe devait receler des trésors fabuleux. Une expédition fût montée. Une fois arrivés les aventuriers ignorèrent les avertissements des Zembariens et envahirent le domaine du Seigneur du Mayombe… Plus précisément ils tentèrent. Ce fût un désastre. Les rares survivants, dans leurs rares moments de lucidité, évoquèrent notamment les attaques incessante des animaux, des plante et particulièrement ils étaient terrifiés par les « démons » notamment un démon aux cheveux de sang.
Les Zembariens du cru firent rapidement le rapprochement avec les cheveux roux de certains des naufragés 10 ans auparavant (ce qui les avait étonné à l’époque). Ainsi naquit la légende locale du Mwana ya nsuki ya menga (l’enfant aux cheveux de sang)… Depuis la région vit très paisiblement pour la très grande satisfactions de ses habitants.