Un jeune Kholo originaire du Zambari, ayant enchainé les mauvaises décisions. Cherchant à oublier son passé, il se réfugie dans l'alcool et les jeux tout en se lamentant de sa faiblesse et sa couardise. Il est difficile de savoir si sa manière de se battre à corps perdu provient de son éthylisme, d'une volonté suicidaire ou bien autre chose.
Karambit est né au Zambari, au sein d'une tribu animiste de Kholos : les Tisseurs d'Etoiles. N'ayant aucun don pour leur art et ne souhaitant pas vivre dans l'ombre de son clan, il décide de rejoindre un groupe de mercenaires officiant dans le continent.
Ce groupe, nommé les Loups Cornus, prenait tout genre de boulot ; kidnapping, rançons, vols, mise à sac… Ils s'apparentaient en réalité plus à des bandits sanctionnés et commandités par de riches clients, mais Karambit n'avait pas réellement de problème avec cela. Néanmoins, un travail mal passé enclenche un drame ; mécontents d'avoir été chassés par des aventuriers d'un village qu'ils occupaient pour un noble local, les Loups Cornus ont décidé de le mettre à feu et à sang en guise de vengeance. Incapable d'empêcher ce carnage et refusant d'y participer, Karambit disparaît dans la nuit, fuyant les effusions de sang et les cris perçants.
Errant sans réel but et hanté par ce souvenir, il s'est mis à boire et à gagner sa vie dans des paris et défis en tout genre. Un jour, au gré d'une soirée particulièrement arrosée, il gagne une dague particulière, à la lame courbée telle une griffe de tigre ; elle scintillait, son tranchant étant semblable à un océan sous une nuit étoilée.
Ce petit bijou de forge - une relique trafiquée - a été presque instantanément perdue par Karambit dans un autre pari contre un aventurier de Myrrhalis. Pour ne rien arranger, les détenteurs originels de la relique - les Vents Hurlants, des révolutionnaires cherchant à renverser la couronne de Kadeshar - le retrouvent quelques jours plus tard et le menacent de leur rendre la relique, sans quoi il perdra sa vie.
N'ayant pas d'autre choix - et souhaitant conserver sa langue, Karambit leur jure de leur rapporter la relique trafiquée et perdue ; pour retrouver cet aventurier, il lui faut rejoindre la guilde des explorateurs de Myrrhalis.
C'est ainsi qu'un Kholo déboussolé et incertain débarque dans les quartiers généraux de la Guilde...
... Je n'ai aucun souvenir de ce qui s'est passé durant la nuit de l'auberge. J'espère que j'ai pas fait de connerie... Je me souviens juste d'un gobelin qui faisait penser à moi un peu. Et que les autres étaient sympas... Il paraît que j'ai bien aidé ? Je suis pas si inutile que ça, ptêt...
Brrrrrrrrrrrr. J'aime pas les morts, j'aime pas les araignées, j'aime pas les gelées... Enfin, y a Oko - Eko ? Eko j'crois - qui est sympa, mais le reste ils veulent toujours me bouffer. Et puis, c'était quoi ce trône bizarre de nécromancien, là ? Et pourquoi y a autant de squelettes qui dansent dans ces catacombes ? Ma tête... Je crois que je vais juste aller dormir. Ou prendre un bain. Ou dormir dans un bain...
"Une mission tranquille... beaucoup plus que la précédente, au moins. Pas très parleurs, les gens qui étaient avec moi, à part Galadriel. Skarn, le géant là... il m'fait presque penser à mon ancien chef. Trop pragmatique, provocateur... J'suis pas giga à l'aise.
Y a trop de trucs qui se passent dans cette partie du désert. Si c'était que des attaques de bandit, ok... mais en fait, y a des conspirations avec les nains qui essayent de les déloger d'eux-même pour une mine, et des expériences de vampirisme ou je sais pas quoi à côté de Poing de Sable. Je déteste ça. Si seulement les choses pouvaient être simples...
Bah, j'irai voir Mathieu et lui proposer un verre un de ces quatre, quand il sera remis de sa maladie. Il a autant besoin de boire que moi j'pense."
"Je ne sais pas comment ils font, ces aventuriers, pour se lancer devant les dangers comme ça... Comment ils ont pu avancer si fièrement devant un dragon aussi imposant ? Je comprends pas...
Henny, Kjeldr et Eirik parlent de la valeur et de la gloire du combat... je sais pas si j'en ai vraiment vu, c'est toujours juste une question de vivre ou de mourir. Si eux partiront dans les halls des guerriers à leur mort, moi, je serai sûrement un serpent. Couard et lâche, rampant à même le sol... Hahh, j'ai besoin d'un verre."