
Level
2
Experience
0 XP
Ancestry:
Skeleton
Class:
Druid
Affiliation:
Non Affilié
Relique:
Death
Mmmm.. zzzzzzzzz….
zzaaaaa….
La chose présente dans ces lieux était dans une sorte de sommeil végétatif. Nombre de sensations parcouraient ses sens, mais cela ressemblait plus à des onomatopées étranges, tant tout ce qu'elle ressentait était espacé, et rare. La chose n'avait d'yeux. Elle n'avait de bouche, de peau, de corps, elle n'avait pour exister que l'énergie magique et spirituelle qui la composait. La chose ne pensait pas qu' un humain pourrait le comprendre. Sa psychée n'était pas vide, loin de là , mais elle ne parlait pas, ne comprenait pas, elle ressentait, et renvoyait ce sentiment. Existait-elle réellement ? Comment considérer qu'une chose existe ? Quel est son départ, quelle est sa fin ?
Je pense donc je suis
Descarte
KKKKKKKKKKKKKK
KKKKKKKKK
Une plante. Une simple plante. Elle vivait ici, depuis des décennies, comme la plante qui l'avait créée. Un formidable travail de biodiversité, détruit en quelques secondes. Une quantité absurde de germes, de bactéries, puis une pression en sa base, et elle se verra arrachée, puis déplacée dans un endroit sombre. Toute sa vie, elle avait connu le soleil, quelle ironie de finir ainsi. Cela ne touchera néanmoins pas le responsable. L'homme qui venait de cueillir cette magnifique plante d'or d'iris avait un sourire tellement long qu'il aurait pu le laisser défiguré pendant des heures.
- T'as vu ma trouvaille ?
lança le blondinet à sa camarade, non loin. Il était suspendu par une simple corde a cet énorme bloc de pierre, sur une pente très ardue, n'importe qui d'inexpérimentée irait tout droit dans les bras de Jergal, mais pas ce jeune homme. Fier, plutôt grand, une certaine quantité de muscles, et surtout, un sourire à faire tomber un bloc de glace. La jeune fille, un peu plus bas, lui répondra, avec un agacement totalement simulé.
- Ouais.. Si tu ne m'avais pas dépassée aussi grossièrement, elle aurait été à moi…
Elle va mimer un boudage, mais le rire du jeune garçon l'arrêtera très rapidement. Elle posera son pied sur un endroit semblant sécurisé, et ne se rendra compte que trop tard que ce n'était pas le cas. Un énorme CRACK déchirera le calme général de la ruine, une partie de la falaise s'effondrant sous ses pieds.
KEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
La chose senti une pulsation. Elle n'avait jamais ressenti une sensation similaire, et n'avait jamais également ressentie une sensation d'une telle intensité. Elle avait presque été tirée de cette transe végétative dans laquelle elle était née, et avait vécu, au fil des minutes.. des jours, des décennies, des millénaires peut-être ? La créature n'avait pas la notion du temps. Elle n'avait aucun concepts qu'un mortel pourrait comprendre, ou même imaginer. Elle était néanmoins réveillée. cela ne changeait pas grand-chose à son état. Elle ne ressentait pas plus de choses, mais elle les ressentait mieux.
KkkkkKKkkkkKKKKE
La falaise s'était à moitié effondrée. L'homme avait lancé un hurlement de terreur, en entendant le fracas, et en voyant le nuage de poussière totalement détruire la visibilité qu'il eût sur la femme qui l'accompagnait. Son cerveau était vide, il n'arrivait plus à penser. La panique prenait ses yeux, ses mains, il tremblait comme il n'avait jamais tremblé, alors qu'il était sur ses genoux, au bord du précipice, cherchant paniqué la moindre trace de vie sous lui. La poussière retombera, et l'effroi le prendra, alors qu'il ne verra rien a l'endroit ou la fille était il y a quelques secondes.
** - MILIE
Hurlera-il, la terreur dans la voix. C'est avec les larmes aux yeux qu'il sentit son cœur, prêt à exploser, se desserrer d'un coup. Il voyait la fameuse Milie. Un des cordages avait tenu, et bien qu'elle avait la tête vers le bas, tenue par cette unique corde lui strangulant le bassin, elle était vivante.*
- Je… Je vais bien !
L'homme serra du poing, sentant les battements de son cœur plus fort qu'il ne les avait jamais senti. Il avait de nombreuses fois vécu la peur au cours de sa courte vie, il avait frôlé la mort dans les rues sombres de sa ville natale, mais jamais il n'avait autant eu peur. Il se reprend, balayant les larmes qui avaient perlé sous ses yeux, et commence à descendre à la hâte, Milie ne pouvant que très difficilement se stabiliser seule. Il l'aidera, et les deux réussiront à revenir à terre. Une fois au sol, elle n'eût même pas le temps de défaire la corde que le blondinet la prendra dans ses bras, la serrant fortement. Elle répondra à son étreinte, caressant doucement sa nuque, sa taille bien inférieure lui rendant sa tête difficile d'accès dans ce genre de position.*
- Tout va bien, Ael.
Les deux se connaissaient depuis la naissance. Ils avaient toujours été ensemble, ils avaient tout fait ensemble. Les premiers pas, les premières bêtises, les premières romances, le premier amour, et probablement le dernier. Ils étaient fusionnels, l'avait toujours été, et le seraient jusqu'à la fin. Après plusieurs minutes dans cette position, l'étreinte se défera, et Ael regardera la falaise. Une immense fissure avait été créée, sur plus d'une cinquantaine de mètres de haut. Son regard tomba le long de la fissure qui aurait pu lui retirer la moitié de son âme, et ce qu'il remarquera piquera son intérêt. Une sorte de porte, ancienne, bardée de symboles qu'il n'avait jamais vu. La falaise abritait un temple ? C'était une veine, les temples étaient très rarement gardés dans ce désert, et les momies étaient létales, certes, mais très lentes, et Ael, ainsi que Milie, étaient toutes deux très rapides. Sa tête se tournera vers la jeune femme, voyant que celle-ci observait elle aussi la porte incrustée dans la pierre. Était-ce là un signe des dieux pour gagner une quantité suffisante d'argent pour devenir riche, et mettre leurs familles et leurs descendants à l'abri ? Ael voulait voir, il voulait explorer. Il ne voulait pas passer sa vie à récolter des plantes pour des piécettes.
- On… On l'explore ?
Milie semblait légèrement plus réticente.
-… Si… Si tu veux… Mais je n'aime pas trop ce genre de choses.. et puis…
Elle va relever sa manche et lui montrer son bras qu'il n'avait pas remarqué. Une marque de lacération lui prenait tout l'avant bras. En touchant, il était clair qu'il était cassé. L'adrénaline lui avait épargné la douleur pour le moment. La ville était très proche, elle n'aurait aucun problème à rentrer avec un bras cassé.
- Rentre à la ville. Je vais l'explorer seul.
Dira le blondinet.
- Non, je ne veux pas te laisser seul dans une ruine, on ne sait pas ce qu'il peut y avoir !
Elle va attraper son col avec le plat de la main, semblant légèrement suppliante.
- Je peux le faire, et puis, avec ton bras, si il se passe quelque chose, je ne pourrais pas te sauver et me sauver. Et si on attend même une journée, il sera pillé et vidé.
Elle voulait lui dire non, et que tant qu'ils étaient ensemble, peu importe qu'ils étaient pauvres, mais elle ne dit rien. Elle savait qu'il avait déjà pris sa décision. Elle fit un léger signe de tête, et lui posa un baisé sur le menton.
- Reviens vite. Si tu vois la moindre chose étrange, tu détales, compris ?
- Il va lui faire un sourire, et lui rendre son bisou.
KkkkkkkeKKKKEKEkkk
Il venait de comprendre quelque chose. C'était une première, et une chose qui n'aurait jamais dû arriver. Elle venait de comprendre sa propre existence. Elle venait de réaliser sa propre conscience. Elle n'avait toujours aucun concepts mortels, mais elle évoluait. Elle répétait maintenant K dans son esprit embrumé. La sensation qu'elle avait ressentie le plus fort. Si le créateur avait été là , et qu'il avait vu la chose faire ce genre de réalisations, seul lui sait comment il aurait réagit.
K
Ael était dans cette ruine depuis maintenant une bonne demi-heure. Il était perdu, non pas au sens littéral, mais l'endroit qu'il visitait était irréaliste. Un temple souterrain de cette envergure, c'était complètement fou. Il n'avait fait que marcher depuis son arrivée, il avait vu des trésors, de l'or, des tapisseries, mais il n'avait encore rien touché. Les salles étaient immenses, certaines lui prenait une dizaine de minutes à traverser. Il n'en avait fait que quatres, et avait l'impression qu'il n'avait qu'effleurer le labyrinthe tentaculaire qui se dressait devant lui. Tout était à une échelle absurde. Les portes faisaient la taille de la falaise qu'il avait escaladé, des statues représentant parfois des humains, parfois des formes humanoïdes, tellement grandes qu'il devrait grimper pour atteindre leurs ongles… Qui avait construit tout ça ?