Gold:
40
Ancestry:
Human
Class:
Rogue
Affiliation:
L'Oeil du Monde
Pays d'Origine:
Louvainne
Relique:
Air
Completed:
1
Most recent:
12 days ago
Je suis né en Louvainne, au sein d'une famille de marchands qui vivait confortablement sans appartenir à la noblesse. Mon père parcourait régulièrement les routes d'Eldrath pour son commerce, tandis que ma mère m'apprit très tôt à lire, à écrire et à m'intéresser aux langues ainsi qu'aux cultures étrangères. Grâce à eux, je n'ai jamais manqué de rien et j'ai grandi avec la curiosité de découvrir le monde.
Lors d'une réception organisée par mon père, un noble remarqua ma facilité à discuter avec les invités. J'écoutais plus que je ne parlais, retenais facilement les noms et savais adapter mon discours à mon interlocuteur. Il proposa alors à mes parents de financer mon éducation afin de faire de moi un émissaire à son service. Pensant m'offrir un avenir meilleur, ils acceptèrent.
Les années suivantes furent consacrées à l'apprentissage. J'étudiai les langues, les usages diplomatiques, la géographie, l'histoire et l'art de la négociation. Une fois ma formation terminée, je commençai à accompagner mon maître lors de quelques missions avant d'en mener certaines seul. Rien de glorieux : remettre des courriers importants, escorter des diplomates, négocier un contrat commercial ou résoudre un différend entre deux marchands. Pourtant, chaque voyage m'apprit quelque chose.
J'eus notamment l'occasion de découvrir Vatu-Roa, où l'on m'enseigna que la parole donnée valait davantage qu'un titre, ainsi qu'Arakei, dont les habitants m'apprirent que le silence et la patience pouvaient parfois résoudre davantage de conflits que les plus beaux discours. Au fil de ces déplacements, je fis la connaissance de quelques marchands, voyageurs et capitaines avec lesquels je suis encore en contact aujourd'hui. Rien d'exceptionnel, mais suffisamment pour comprendre qu'un bon réseau vaut souvent mieux qu'une bourse bien remplie.
Malgré tout, une idée finit par s'imposer à moi. Peu importaient les efforts que je fournissais ou les accords que je permettais de conclure, les récompenses revenaient toujours à ceux qui m'envoyaient. Moi, je n'étais qu'un intermédiaire, un visage que l'on présentait lorsque cela arrangeait, puis que l'on oubliait une fois le travail accompli.
Lorsque j'entendis parler de Myrrhalis et de son mystérieux Labyrinthe, j'y vis bien plus qu'une promesse de richesse. J'y vis l'occasion de bâtir enfin quelque chose qui m'appartiendrait. Je ne rêve ni de couronne ni de gloire. Je veux simplement cesser de vivre dans l'ombre des ambitions des autres et prouver que, même sans titre de noblesse, un homme peut se faire un nom par ses propres moyens.
Après tout, les plus grands voyages commencent souvent par un simple pas... et le mien me conduit aujourd'hui jusqu'aux portes de Myrrhalis.