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Level
3
Experience
6 XP
Gold:
84
Ancestry:
Human
Class:
Barbarian
Affiliation:
Non Affilié
Pays d'Origine:
Caerhys
Relique:
Earth
Completed:
2
Most recent:
25 days ago
Née sur les terres rudes d’Indartsu, en Cærhys, Eilidh appartient à une lignée ancienne, sans être pour autant issue des plus grandes maisons. Sa mère était une guerrière du clan Tùraidh, connue pour avoir survécu à une chasse au drake dans les hauteurs battues par les vents. Son père, lui, était un elfe voyageur venu du continent, un homme discret, instruit, et trop étranger pour être pleinement accepté. De cette union, Eilidh hérita de deux choses : des traits fins et allongés qui la marquèrent aussitôt comme différente, et un tempérament trop farouche pour se laisser briser par les murmures.
Enfant, elle grandit entre les falaises, les landes et les salles de clan, toujours coincée entre deux mondes. Pour certains, elle n’était pas assez cærhysienne. Pour d’autres, elle n’était déjà plus vraiment étrangère. Très tôt, elle comprit que, dans son pays, on pardonne plus facilement le sang mêlé que la faiblesse. Alors elle fit ce que font les enfants fiers qu’on pousse de côté : elle devint excellente.
Eilidh apprit à manier la lame avant même d’avoir l’âge de boire à la table des adultes. Elle courait sur les pierres humides, grimpait les crêtes dans la pluie, et revenait avec les mains en sang plutôt qu’avec un prétexte. Elle développa très vite une réputation de combattante acharnée, capable d’encaisser bien plus qu’elle n’aurait dû. Mais ce n’est pas seulement son talent martial qui la fit remarquer : elle montra aussi une affinité étrange avec les tatouages runiques anti-dragons, vieux symboles de protection et de défi transmis parmi certains guerriers d’Indartsu.
Ces marques, tracées sur sa peau au fil des rites, ne furent pas offertes à la légère. Chacune devait être méritée. Une pour avoir tenu tête à la peur. Une pour avoir protégé les siens. Une autre encore pour avoir survécu à une bête venue des hauteurs. Sur son visage, son cou et ses bras, les lignes bleues racontent désormais une histoire que les anciens savent lire : celle d’une enfant du clan devenue arme vivante contre les monstres ailés et les terreurs d’orage.
Mais Eilidh n’a jamais été une guerrière docile. Trop fière pour courber l’échine, trop directe pour plaire à tout le monde, elle a fini par se heurter aux siens. Lors d’un conflit au sein de son clan, elle prit la défense d’une branche familiale injustement mise à l’écart après une affaire de serment brisé. Là où beaucoup se turent par prudence, Eilidh parla. Là où d’autres se contentèrent d’observer, elle défia. Même si elle ne fut ni bannie ni publiquement condamnée, il devint clair qu’Indartsu était devenu trop étroit pour elle.
Elle quitta donc Cærhys non comme une exilée honteuse, mais comme une fille des tempêtes venue forger son propre nom. Depuis, Eilidh parcourt le monde avec la volonté farouche d’accumuler exploits, cicatrices et gloire, pour qu’un jour nul ne puisse remettre en cause sa place parmi les siens. Elle veut revenir en Cærhys auréolée d’un prestige impossible à ignorer. Et ce jour-là, elle ne reviendra pas seulement comme la demi-elfe qu’on regardait de travers, mais comme une guerrière qu’on ne pourra plus contester.
Sous ses airs calmes et son sourire en coin, Eilidh est habitée par une rage froide : celle de devoir sans cesse prouver qu’elle mérite d’exister là où d’autres n’ont eu qu’à naître. Elle porte ses tatouages comme des serments, sa lame comme une réponse, et son nom comme un défi.