Valentino Di Sebastiani est de ces hommes dont la simple présence inspire confiance. On le compare souvent à un lion : non pour sa férocité, mais pour la noblesse tranquille qui émane de lui. Toujours prompt à rire et à partager sa bonne humeur, il possède ce don rare de réchauffer les cœurs même dans les heures les plus sombres. Courageux jusqu'à l'inconscience lorsque l'honneur l'exige, il fait face aux épreuves sans jamais détourner le regard.
Sa chevelure d'or rappelle les vastes champs de blé bercés par les vents estivaux, tandis que son unique œil bleu azur semble refléter l'immensité d'un ciel d'été. Fier sans arrogance, juste sans dureté, Valentino demeure un homme attaché aux valeurs simples qui ont forgé son caractère.
Et lorsqu'une soirée bien arrosée délie les langues autour du feu, il lui arrive de raconter son histoire :
« J'ai toujours été doué pour disparaître dans les champs de blé des vallées de mon enfance. Entre les hautes tiges dorées, personne ne parvenait à me trouver. J'étais le fils d'une simple paysanne... et du vent, disaient les plus aimables. Un bâtard, murmuraient les autres. À vrai dire, je ne me suis jamais soucié de leurs paroles.
J'aimais cette vie de paysan. Une existence rude, certes, mais honnête. Je travaillais la terre, je veillais sur ma mère et je pensais que les saisons s'écouleraient ainsi jusqu'à la fin de mes jours. Mais le destin se moque souvent des rêves des hommes.
La maladie emporta ma mère alors que je n'étais encore qu'un fruit vert, trop jeune pour comprendre la cruauté du monde. En quelques lunes, je me retrouvai seul, sans foyer, sans famille et sans avenir.
C'est alors que je croisai la route d'une compagnie de mercenaires. Ils auraient pu m'ignorer, me laisser derrière eux comme tant d'autres. Pourtant, ils me prirent sous leur aile. J'appris à manier l'épée, à survivre sur les routes, à me battre pour ma vie et celle de mes compagnons.
Et me voilà aujourd'hui. D'un champ de blé à un champ de bataille, le chemin fut long. Mais malgré l'acier, le sang et les guerres, une part de moi reste ce gamin qui courait entre les épis dorés, persuadé que rien de mauvais ne pouvait l'atteindre. »